Vacarme 04/05 / actualités

note confidentielle

par

Le 26 août dernier est paru le second roman de notre numéro Un et patron bien aimé, François Rosset. Comme il nous a interdit d’en parler dans VACARME (parce qu’évidemment, notre patron, il « ne mange pas de ce pain-là » et ne va pas « cirer ses bottes dans les salons »), on glisse cette notule quand même sous la forme d’une petite brève, en espérant qu’il ne tombera pas dessus. Ce roman s’appelle Négociations, et il est publié aux éditions Michalon. Evidemment, comme son roman précédent, Un subalterne, c’est parfaitement hilarant. Imaginez une bande de détraqués et d’agités dostoïevskiens faisant une fête à tout casser dans le château de Kafka. C’est dur, mais il faut essayer, parce qu’on trouve alors un vrai roman de la vie telle qu’elle est : réaliste, terrifiante et burlesque. Et un peu plus même, car on apprend finalement beaucoup, et notamment que le monde n’est pas un théâtre, niais les coulisses oit vraiment personne, où personne n’écoute vraiment personne, mais où tout le monde récrimine et gesticule à tout-va. C’est là le grand roman des multiplicités malades, du cirque perpétuel des ambitions déçues et des lâchetés confirmées, des flambées de décision pour confirmer ses retraites de Russie perpétuelles, bref, ça parle de nous de bout en bout, et c’est salubre. Si vous vous considérez donc comme les n’6 de VACARME (ce qui est sans doute à bon droit, car il y a beaucoup de n°6), et que vous souhaitez connaître le n°1, n’hésitez pas à acheter au moins son livre : vous en raffolerez, ou vous ne reviendrez pas de sitôt avec vos souhaits invraisemblables. D’ici là merci patron, merci pour nous.

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Publiée dans Vacarme 04/05, , page 24.