Vacarme 25 / le secret

du lit de la tyrannie au droit à l’indifférence la double signification du secret

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La légitimité du secret est toujours plus discutée. Pourquoi alors les pratiques de dissimulation subsistent-elles ? C’est que le secret incarne toutes les ambiguïtés démocratiques : on le refuse souvent à autrui, quand on ne cesse de le réclamer, à bon droit, pour son propre compte [1].

C’est un petit badge que l’on peut télécharger, en ce mois de mars 2003, sur le site internet du magazine américain The Nation (www.thenation.com). En lettres blanches sur fond violet, juste trois mots : « Secrecy Promotes Tyranny ». La revue, qui s’enorgueillit d’être « contestataire depuis 1865 », entend apporter son soutien au mouvement contre la guerre en Irak en invitant ses lecteurs à afficher publiquement, à l’aide de ce button à épingler sur leurs vêtements, leur cœur brisé (« Wear your bleeding heart on your sleeve »). Le secret fait le lit de la tyrannie. Secret des autorités camouflant au public les raisons véritables de l’entreprise guerrière qu’elles ont déclenchée en Irak. Mais aussi un secret plus insidieux : celui qui gagne ceux des citoyens qui, hostiles au conflit et constatant que leur opinion est minoritaire et « mal vue », sont tentés de se réfugier dans la « spirale du silence » [2]. Nous voici directement exposés, avec ce petit badge violet, à la double signification politique que le secret revêt dans nos sociétés : il est ce qui sans cesse nous expose à la tyrannie mais il est aussi ce qui nous protège de la persécution de nos concitoyens.

Pourquoi combattre le secret ?

Le secret exclut. Comme l’a suggéré à la fin du XIXème siècle Georg Simmel — un des rares sociologues à s’être penché sur le sujet —, si le secret est en mesure de produire un lien aussi puissant entre deux individus (les initiés), c’est qu’il s’opère toujours au prix de l’exclusion d’un tiers (le non-initié) [3]. Le secret passe ainsi nécessairement par une opération de démarquage. Entre eux et nous. Entre toi et moi. Il coïncide ce faisant avec la production, ou la réaffirmation, d’une asymétrie statutaire entre les individus : d’un côté, les quelques-uns qui ont « le droit » de savoir ; de l’autre, tous ceux qui n’ont pas « besoin » de savoir. L’on comprend dès lors pourquoi, tout particulièrement dans des sociétés à ambition égalitariste, l’idée de secret peut devenir odieuse et insupportable. Elle rappelle trop, et à juste raison, que les mécanismes de délégation, inhérents aux processus de différenciation sociale et politique, et à la division du travail, peuvent être subvertis en abus de pouvoir.

On ne doit donc pas s’étonner si, depuis l’avènement des Lumières, le combat pour davantage d’égalité s’est toujours traduit par des revendications d’accès à l’information et au savoir et par la dénonciation de la « culture du secret » derrière laquelle s’abritent les institutions étatiques et les grandes firmes. C’est ainsi par exemple qu’en trois siècles, sous les coups de boutoir (notamment) des avocats et des journalistes, les procédures d’instruction secrètes n’auront cessé en France de reculer — au point que, dans les années 1990, le secret de l’instruction est devienu une notion dont l’utilité même est questionnée. Ce qui a importé dans ces luttes, ce qui importe aujourd’hui encore, c’est bien sûr le contenu de « ce qu’on nous cache ». Mais c’est aussi, et tout autant, le fait même qu’« on puisse nous cacher quelque chose qui nous concerne ». L’enjeu, autrement dit, n’est pas tant d’être en permanence « mis dans la confidence » : il est plutôt d’être reconnu statutairement comme disposant d’un légitime droit de savoir qui peut être exercé à tout instant. Que ce droit de savoir (et donc aussi, de vérification) soit bafoué ou refusé, et c’est la légitimité même du processus de délégation qui se trouve mise à l’épreuve. On le voit avec la lutte des mouvements anti-nucléaires dans les années 1970 à l’occasion de laquelle la carence d’informations en provenance des organismes publics a conduit progressivement certains des protestaires à remettre en cause l’expertise officielle et, du même coup, à s’investir eux-mêmes dans des activités de contre-expertise pour mieux infléchir les processus décisionnels dans ce secteur d’activité [4]. En va-t-il autrement dans le domaine de la lutte contre le sida où un certain nombre d’associations ont réussi ces dix dernières années, là encore non sans mal, à se faire reconnaître un droit d’accès à l’information médicale et aux arènes de prise de décision qui leur fut d’abord farouchement refusé par les agences publiques et les laboratoires pharmaceutiques ? [5] Fruit (en partie) de ce combat, le vote en mars 2002 d’une loi permettant l’accès direct des patients à leur dossier médical intègre lui aussi l’enjeu, à travers un meilleur partage de l’information, d’un rééquilibrage de la « balance du pouvoir » entre les citoyens et ceux qui font profession de les soigner. De même encore, si des historiens s’organisent aujourd’hui pour exiger un accès plus ouvert et plus rapide aux archives nationales [6], c’est qu’ils veulent pouvoir faire leur métier en récupérant de la « matière première » informationnelle, mais c’est encore qu’ils tiennent à ce que soit pleinement reconnu le droit des non-gouvernants à savoir de quelle façon exactement on les a gouvernés.

On peut apprendre à lire dans toute revendication d’une levée du secret — ainsi, quand un enfant demande à ses parents à connaître les secrets qu’ils lui cachent —, une demande de reconnaissance statutaire et la mise à l’épreuve d’un processus de délégation. Que signifie par exemple la démultiplication ces dernières années des rhétoriques du complot à la Denis Robert, à la Péan-Cohen ou à la Eric Laurent ? [7]. On peut certainement rejeter de tels discours au nom du fait qu’ils promeuvent une vision passablement erronée du monde dans lequel nous vivons — une vision, en tout cas, souvent très insuffisamment étayée par des preuves juridiquement recevables et/ou par une vision sociologique satisfaisante. Mais on peut y lire aussi, c’est sans doute plus intéressant, l’expression d’un refus des citoyens de déléguer leur pouvoir à des machineries politique, économique et médiatique qui les dépassent et les surplombent. Dénoncer, y compris maladroitement, les agissements secrets de l’entourage chrétien intégriste du président Bush, des banques luxembourgeoises ou du journal Le Monde, c’est en effet d’abord refuser d’être traités, par ces institutions, comme de simples « sujets » ou de simples « gogos ». Il est vrai que la grossièreté de certaines de ces dénonciations ne manque pas de rendre plus facile, et d’une certaine façon plus légitime, pour les institutions attaquées, une fin de non-recevoir. N’empêche, ces attaques, surtout si elles sont relayées par d’autres, plus nombreuses, plus sérieuses et plus documentées — car ici encore, la contre-expertise s’avère l’arme décisive —, peuvent conduire ces institutions à admettre que les asymétries qu’elles produisent sont désormais contestées et qu’elles ont donc peut-être quelque chose de contestable.

Pourquoi défendre le secret ?

Mais, tout autant qu’il exclut, le secret protège. Dans son utopie intitulée L’an 2440. Rêve s’il en fut jamais, parue en 1771 [8], Louis-Sébastien Mercier appelait de ses vœux un monde où la vie sociale bénéficierait d’une entière « transparence » : « les citoyens lisent dans les cœurs les uns des autres, tandis que l’œil absolu de Dieu pénètre tous leurs desseins ». Pour nous qui vivons après les régimes totalitaires du XXème siècle, le problème que peut poser ce genre d’utopies apparaît sans doute plus évident que ce ne pouvait être le cas pour Mercier. Les régimes politiques qui ont institué, et ceux qui instituent aujourd’hui encore, la violation du secret des correspondances, les investigations policières au domicile des particuliers à toute heure du jour et de la nuit, les écoutes téléphoniques, le non-respect du secret médical, etc., nous font sentir le prix inestimable que nous devons savoir accorder aussi au secret et à la dissimulation. « Nul ne fera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance » stipule en son article 12 la Déclaration universelle des droits de l’homme. Car c’est aussi cela le libéralisme politique : l’érection du secret en un droit universel de l’individu. Et, ce qui va de pair : la reconnaissance du pouvoir émancipateur de ce que le philosophe Locke appelait le droit des particuliers « à l’indifférence » de leurs concitoyens — un pouvoir émancipateur que toute personne qui quitte son village pour une grande ville peut aisément expérimenter. Nombre de nos lois témoignent de cette philosophie politique libérale et contribuent à son effectivité. Celle du 17 juillet 1970 sur le respect de la vie privée par exemple qui, entre autres, interdit les écoutes téléphoniques et les prises de photographie à l’insu des individus. Ou bien encore celle du 6 janvier 1978 créant la Commission Nationale Informatique et liberté (CNIL) qui entend notamment garantir que certaines interconnexions de fichiers informatiques ne permettront pas, à la police par exemple mais également — problème devenu de nos jours au moins aussi aigu — aux compagnies d’assurances et aux firmes commerciales, de s’immiscer dans la vie de chacun d’entre nous.

Il est temps de quitter certains de nos réflexes pavloviens : le secret n’est pas un mal « en soi ». Et il n’est pas nécessairement mal, ainsi que voudrait le faire accroire une certaine vulgate psychanalytique, de cultiver le secret. Dans de nombreux cas, c’est la publicité, nullement la dissimulation, qui demande à être justifiée. Ainsi, lorsque telle inspection d’académie prend l’initiative de signaler au procureur de la République l’inscription à l’école d’enfants dont les parents sont en situation irrégulière, ou que tel centre communal d’action sociale se croit autorisé à transmettre à la préfecture les adresses d’étrangers venus constituer un dossier pour l’obtention d’une aide médicale : quel principe peut justifier de telles violations du secret, si gravement attentatoires aux droits individuels ? Aucun, et c’est bien pourquoi de telles pratiques méritent d’être dénoncées haut et fort [9]. De même, lorsqu’au début de l’année 2003 le projet de loi Perben propose d’obliger les citoyens — et donc aussi les avocats, les médecins et les journalistes — à répondre, sous peine de poursuites, à toute question de la police, pour peu que les délits poursuivis relèvent de la « criminalité en bande organisée » (une notion pour le moins floue), il convient de se demander quelle justification est en mesure d’autoriser pareille obligation de collaboration absolue [10]. De même encore, lorsqu’au second tour des présidentielles de 2002, des électeurs de gauche qui s’apprêtent à voter Chirac pour faire barrage au Front national, envisagent de le faire néanmoins avec une pince sur le nez, des gants de vaisselle ou les mains liées par un chiffon : mesurent-ils que le secret du vote, qu’ils remettent ainsi délibérement en cause, est un acquis démocratique peut-être beaucoup plus précieux que la manifestation publique de leur mauvaise humeur ? Le débat public initié il y a quelques années autour du bien-fondé des pratiques de outing — auxquelles Act Up menaçait de recourir vis-à-vis d’élus homosexuels ayant pris des positions publiques homophobes — est un autre exemple de la tension, que doit nécessairement affronter une « politique du secret », entre le droit « à l’indifférence » dont chacun mérite de jouir et nos propres envies de dénoncer, qui peuvent être parfaitement légitimes [11].

Rendre nos secrets discutables

L’idée du secret peut être insupportable à celui qui en est exclu. Mais elle peut aussi ne pas l’être, s’il admet le bien-fondé du rapport de délégation qui le tient éloigné de ce secret. Ainsi, je puis trouver parfaitement légitime que mon médecin (mon psychanalyste, mon confesseur, mon notaire, etc.) ne me confie pas les secrets qu’il détient sur ses autres patients (clients, ouailles, etc.). Je peux même trouver profondément choquant que ce médecin — s’il est un de mes proches par exemple — veuille me faire partager ce secret relatif à l’un ou l’autre de ses patients. Le droit de savoir n’a réellement de sens en effet qu’articulé à un droit de ne pas savoir et à un devoir de taire. Dans le cadre de la vie quotidienne, professionnelle ou militante, cela signifie que nous pouvons nous opposer légitimement à l’idéologie de la transparence en refusant d’être exposé à certaines informations ou d’en livrer (qu’avez-vous besoin, en tant qu’employeur, de connaître mes origines, mes orientations philosophiques, sexuelles, etc. ?). Les idéologues de la transparence diront : « Certes, rien ne vous oblige à dire ce que vous avez fait ou ce que vous êtes, mais ne pas le dire est le symptôme que vous n’assumez pas vraiment ce que vous faites ou ce que vous êtes ». À quoi ceux qui défendent une éthique de la dissimulation pourront rétorquer : « Nous pourrions donner à quiconque un certain nombre d’informations sur nous, si nous étions sûrs que notre interlocuteur ne nous en tiendra pas rigueur — si nous étions sûrs, autrement dit, que cette communication n’entraînera pas ensuite à notre égard une discrimination, une représaille, un abandon de la relation, etc. ».

Une politique du secret est impensable si elle n’intègre pas un certain idéal de transparence, c’est-à-dire une certaine visée d’égalité et d’émancipation collective. Mais est-elle pensable si elle n’intègre pas également un certain sens du réalisme, c’est-à-dire une forme d’évaluation des hiérarchies et des rapports de force en présence ? C’est sans doute pourquoi la modalité de cette politique est toujours de l’ordre d’une tension (entre idéal et réalisme) et son lieu d’exercice, non pas l’éther des grands principes, mais plutôt le sol instable et mouvant du kairos, le terrain « impur » de la circonstance et de la sagesse pratique. Une organisation militante comme Lutte Ouvrière, ou sectaire comme l’Église de scientologie, ont-elles raison de s’entourer d’autant de secret ? Ce goût de la dissimulation serait justifié, par un évident sens du réalisme, dans un régime tyrannique ou totalitaire. Mais dans le régime politique que connaît la société française des années 2000 ? Quel sens peut avoir, dans la situation présente, tant de volonté de secret ? Comment devons-nous interpréter, ici et maintenant, un tel souci de dissimulation ? Seul l’examen dialogique des circonstances historiques qui sont les nôtres peut nous conduire à répondre à des questions de ce genre, dans le cadre de la vie politique comme dans la conduite de notre existence la plus quotidienne. En somme, le but ne doit pas être de combattre le secret, ni non plus de le défendre mordicus, mais plutôt de lutter pour rendre possible sa mise en discussion collective. C’est aussi pourquoi ce dont a le plus besoin une politique du secret, c’est d’espaces où il devient possible de rediscuter ensemble le bien-fondé de nos dissimulations et de nos révélations. Comme on l’a vu par exemple ces dernières années avec les affaires de pédophilie dans l’Eglise, même un secret traditionnellement aussi « sacré » et absolu que celui de la confession, une fois amené en discussion publique, peut être désacralisé et rendu conditionnel. Il « suffit » que ses opposants soient en mesure d’avancer une norme que le collectif jugera supérieure — en l’occurrence, les droits de l’homme et plus exactement, ceux de l’enfant.

Le premier des espaces où le secret — non en son contenu mais en son principe — peut être remis en débat public, et où sa légitimité peut ainsi être collectivement révisée, c’est sans doute celui que fournissent le Parlement et les médias. Bien d’autres espaces dialogiques [12] de ce genre existent cependant. Davantage encore mériteraient d’être conçus pour activer notre vie démocratique. Pour ce qui est du fonctionnement de l’État, certaines institutions jouent aujourd’hui ce rôle : la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), la Commission nationale Informatique et Libertés (CNIL), la Commission Nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), la Commission du secret de la défense nationale (CSDN), le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP), assemblées chargées d’évaluer le bien-fondé du principe d’exclusion en vertu duquel des tiers n’ont pas accès aux informations détenues par les initiés. Quoique leur aspect dialogique soit sans doute grandement améliorable, ces espaces, en ce qu’ils contribuent à maintenir vive la tension entre réalisme et idéal, doivent être vus et défendus comme autant d’institutions qui nous préservent de la tyrannie. Ils manquent cruellement d’équivalents dans de nombreux autres domaines de la vie sociale à commencer par celui des activités économiques (secret bancaire par exemple). Peut-être, en définitive, est-il temps de modifier sensiblement le slogan du petit badge de The Nation. Non plus : « Secrecy Promotes Tyranny ». Plutôt : « Indisputable Secrets Promote Tyranny ».

Notes

[1Ce texte, qui n’engage que ses auteurs, tire profit des réflexions développées au sein de [Secret/Public], un espace de discussion réunissant des chercheurs qui s’intéressent aux rapports entre pratiques de dissimulation, controverses publiques et rôle des sciences sociales.

[2Noëlle-Neumann (E.), The Spiral of Silence, The University of Chicago Press, 1984.

[3Simmel (G.), Secret et sociétés secrètes, Circé, 1996.

[4Cf. Roqueplo (P.), Entre savoir et décision : l’expertise scientifique, INRA Editions, 1997.

[5Cf. Barbot (J.), Les malades en mouvements, Balland, 2002.

[6Voir dans ce Chantier le dossier consacré à la question des archives.

[7Robert (D.), Pendant les « Affaires », les affaires continuent, Stock, 1996 ; Péan (P.), Cohen (P.), La face cachée du Monde, Mille et une nuits, 2003 ; Laurent (E.), Le monde secret de Bush, Plon, 2003.

[8Rééditée aux éditions La Découverte en 1999.

[9Fassin (D.), Secret, civisme et citoyenneté , La Revue Agora, n°37, hiver 1996, p. 33-39.

[10Un opportun amendement parlementaire dispensera finalement avocats, médecins et journalistes de cette obligation commune. Le droit à ne pas collaborer avec les autorités est très ancien et fut notamment théorisé par les Jésuites. Voir Cavaillé (J.-P.), Equivoques et restrictions mentales, Kairos, n°8, 1997, p. 35-80.

[11C’est cette tension nécessaire (l’idée qu’aucun discours « simple » n’est acceptable sur la question) qui parcourt la tribune qu’Act Up publia alors dans Le Monde, et dont on trouvera dans ce Chantier la republication.

[12Le terme « dialogique » s’oppose ici à « délégatif », conformément à la distinction proposée par M. Callon, P. Lascoumes et Y. Barthe dans Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique (Seuil, 2001). Un espace dialogique, contrairement à un rapport de délégation, vise à intégrer avec la même légitimité tous les acteurs concernés par un problème public (TGV-Est, choix d’un site d’enfouissement de déchêts nucléaires, plans d’urbanisme, etc.). C’est évidemment un enjeu central pour la démocratisation de notre vie démocratique que tous les groupes qui se sentent concernés par un problème public puissent obtenir de faire partie de tels espaces. C’est pourquoi on ne saurait interpréter ce que nous disons dans ce paragraphe final comme une justification de la façon dont certains de ces espaces dialogiques fonctionnent à l’heure actuelle. Un travail politique constant est nécessaire pour améliorer et maintenir l’aspect réellement dialogique de ces espaces et leur éviter de « retomber » dans le modèle de la délégation classique.

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Publiée dans Vacarme 25, , pp. 15-18.