ivres de sport

par

Les Jeux olympiques de Pékin ont donné encore une fois l’occasion d’éclairer les satisfactions qui président à ce qui se joue ou pas dans la performance des sportifs de haut niveau. Que se passe-t-il donc dans les corps en mouvement de quelques-uns, montrés aux nombreux autres qui regardent ? Que nous apprennent ces sportifs à travers la variabilité de leurs mises en jeu motrices ? Qu’est-ce qui me regarde dans ce que les sportifs fabriquent avec ces records aux limites de l’humain ?

Quelle est la part d’inconnu qui surgit et soulève l’athlète dans l’instant d’accomplir un record exceptionnel ? Qu’est-ce qui échappe au sportif dans son lien à sa performance ? Combien de temps et jusqu’où supporter l’épreuve que l’engagement dans le sport de haut niveau exige ? Quelle livre de chair, quelle part de vie est cédée pour y atteindre ? Chaque sportif invente une réponse. Freud et Lacan permettent ici d’éclairer les liens profonds entre pulsion et jouissance en jeu dans une telle passion. (Seule vaut la peine la transmission de l’intransmissible. Maurice Blanchot)

encore l’incertitude et les surprises

Comment penser ce qui est arrivé à Laure Manaudou, que nous avons vu perdre au fur et à mesure ce que nous ne doutions plus qu’elle possédait, du fait des performances qu’elle avait réalisées à Athènes ? Comment expliquer l’engrangement des exploits qu’a réalisés sur l’autre bord de la piscine l’américain Michael Phelps, qui en dépassant les records de Mark Spitz devient l’homme le plus titré en médailles d’or, ou l’athlète jamaïcain Usain Bolt qui a battu les records du monde du 100 m, du 200 m et du 4x100 m ? Pourquoi certains que l’on attendait n’ont-ils pas réussi (Fleissel l’escrimeuse, Estanguet le canoïste, Arron l’athlète...) alors que d’autres moins connus ont réalisé l’exploit de leur vie (le doublé des lutteurs Guénot, le gymnaste Benoit Caranobe) ?

La formalisation de Lacan autour du Réel, de l’Imaginaire et du Symbolique, triade à partir de laquelle l’expérience de chaque vivant-parlant a à s’articuler, permet de ne pas réduire la scène sportive aux duels des corps et d’envisager ce qui peut échapper, résister à ce que l’un dépasse l’autre, et devienne un champion par l’exception de sa motricité. Il ne suffit pas de battre un adversaire — le sportif peut se perdre dans le miroitement de l’image que lui donne son adversaire ou s’en soutenir pour se transcender — mais aussi de réaliser, à travers le forçage de son organisme, l’inscription d’une performance dans le système symbolique de la compétition, celui de la série des records qui le distingue des autres humains. La question réelle que nous posent les sportifs de haut niveau est celle-ci : à partir de quoi, comment et jusqu’où peuvent-ils supporter de faire advenir une part d’inconnu à eux-mêmes, et qu’est-ce qui leur permet de soutenir et de répéter cette mise à l’épreuve motrice sur une durée plus ou moins longue ?

Ce que le sportif réalise ou ne réalise pas échappe tout autant aux sportifs qu’à ceux qui les regardent : c’est la satisfaction du corps qui n’obéit qu’à la contingence de l’événement. En natation, les fins de course, quand la main vient toucher le bord (ce que réalisa Phelps, ce que manqua Alain Bernard — lors du relais 4x100 m). En athlétisme, à la finale du 100 m, l’extraordinaire décontraction des bras d’Usain Bolt, qui ralentit au bout de 60 m et dépasse à l’arrivée d’un mètre ses adversaires. Quelque chose est impossible à prévoir dans la rencontre compétitive des éprouvés en jeu. « Là où il y a du corps vivant, ça jouit », « ça se jouit », sans savoir, sans sujet. « Un corps est fait pour jouir de lui-même [1] » déclare Lacan en 1972, et il ajoute : « cela ne se jouit que de se corporéiser d’une façon signifiante ». Ce qui fait « substance jouissante » pour un sujet dépend d’une marque signifiante qui a marqué un point du corps dans l’enfance, dès lors investi puis recherché. S’éclater, s’exploser, exulter, se sortir les tripes.... « la jouissance, c’est le corps qui s’éprouve, c’est de l’ordre de la tension, de la dépense, voire de l’exploit. » [2]

Un coureur de fond confiait que c’était le goût du sang dans la bouche qui l’accrochait à la course, un autre parlait du voile noir qui venait parfois masquer ses yeux. Il est impossible de dire quoi que ce soit de cette satisfaction dans le temps immédiat de la performance exceptionnelle ; leur acte échappe aux champions sportifs eux-mêmes. Quand ils ont le temps de parler du lieu de leur corps vivant, de ce qu’ils éprouvent, se creuse une absence qui fait vide interne dans leur parole, un manque à dire ce qui s’est passé pour eux. Ce n’est que dans l’après-coup que certains le déduisent, et pas toujours.

Ainsi le gymnaste Caranobe, qui a remporté une médaille hautement symbolique pour la France au concours général des JO, n’avait été sélectionné que pour le saut de cheval, mais, inscrit au concours pour essayer, s’étonne : « je n’ai rien vu, j’étais dans ma bulle ; non, non, je ne réalise pas, je suis surpris, c’est énorme, ma joie est d’autant plus grande qu’elle est inattendue, il faudra du temps pour comprendre. » De la même façon Bob Beamon, au saut longueur en 1968, avait été dépassé par son exploit comme une expérience « hors-sens » [3], un événement impossible à penser, à relier à son histoire, record trop éloigné de celui des autres hommes.

le rapport des champions sportifs à leurs corps, à l’une de ses parties

On ne peut exiger beaucoup de son corps sans quelque conséquence : cela peut séparer les sportifs sur le prix qu’ils veulent ou peuvent consentir à payer pour briller dans les compétitions. Chacun, dans sa façon particulière d’accéder à la performance, avec les modalités qu’il a bricolées pour la soutenir, ses reculs devant les exigences (de sa discipline, de son entraîneur, du monde sportif...), la traversée des échecs, des impasses, des accidents, est unique. Aucun bricolage n’est identique parce qu’il s’agit d’un usage spécifique d’une partie du corps que les autres n’ont pas. C’est la vitesse d’accélération d’Usain Bolt qui laisse ses adversaires loin derrière lui. Pas plus de ressemblance entre Michael Phelps, qui déploie ses ailes avant chaque départ, et Alain Bernard, aux deltoïdes impressionnants et aux trapèzes surdimensionnés. Des corps « bizarres » disent certains. Phelps affublé de nombreux surnoms, comme « le saigneur des anneaux », « l’homme de l’Atlantide », avec ses oreilles décollées dont ses copains se moquaient quand il était petit, ne sachant quoi faire de cette silhouette qui l’encombre et trouvant dans l’eau une position qui le fait nager de plus en plus vite. Ce qui fait commune mesure entre tous ces athlètes, c’est que leur corps trinque par l’excès d’entraînement, par les répétitions techniques que nécessite une gestualité bien rodée, par les traversées incessantes de la douleur, des accidents ou des maladies : si se faire mal est un passage obligé, aucun n’y répond de la même façon. Quelles solutions trouvent-ils ?

Les sportifs mettent en acte sous nos yeux une dialectique, subtile, imprévisible totalement, dont l’entraînement préalable ne garantit pas la réussite, soit une aspiration qui leur est spécifique et tient à leur histoire : une fiction et un usage de leur organisme, une satisfaction, dont ils ne savent pas s’ils pourront la vivre au moment de l’événement et dont les conséquences leur échappent. C’est une sorte de coup de dés, qui n’abolit le hasard qu’en le relançant à chaque nouvelle épreuve. Ce qui fait que les positions subjectives de Phelps et de Manaudou sont différentes : « l’un vole, l’autre coule », dit un journaliste. Phelps semble s’être donné une cause pour courir et pour justifier sa préparation intense : battre les records de Mark Spitz. Son adversaire, c’est le temps. Ce qu’il en dit : « tout d’abord, les records sont là pour être battus » (l’adversaire pour lui c’est avant tout le réel du temps, et pas les adversaires, autres imaginaires), « n’importe qui peut y arriver » (sous-entendu : il consent aux efforts, conséquence de ce choix), « je veux être le premier Michael Phelps, ce que j’ai fait n’annule pas ce qu’a fait Mark Spitz, ce qu’il a fait restera fabuleux pour la natation. » Il souligne ainsi la particularité de jouissance inscrite dans chaque performance : à la fois inéluctable, indépassable et cependant pouvant être dépassée, parce que les performances de Spitz ont existé avant les siennes. Il inscrit sa particularité de nageur avec ce corps surprenant dans la filiation symbolique de Spitz, sans en faire un modèle à imiter : « Merci à lui d’avoir fait ce qu’il a fait. Je manque de mots. » Grâce et à travers sa configuration physique, qu’il fait exister à son tour — bien mieux dans l’eau que sur terre —, il poursuit la quête olympique des records, s’y adonne, ce qui lui rend plus facile l’acceptation du temps passé à l’entraînement et à la récupération nécessaire par le sommeil. Il y a aussi le réel de l’argent, qui permet d’obtenir une jouissance des biens (celle des belles voitures...) avec lequel les sportifs doivent de plus en plus compter. Que faire de cette belle dénégation : « Je ne fais pas ça pour l’argent, mais parce que c’est ce que j’aime depuis que je suis tout petit. » À 17 ans, Phelps voulait révolutionner la natation, la rendre populaire. Un compromis a été trouvé avec son agent Peter Carlisle : multiplier les exploits dans les bassins en occupant la chronique tous les jours, s’installer dans le cœur des amateurs et consentir aussi à s’afficher avec des marques internationales. Deux défis, deux positions se superposent : faire entrer la natation dans le cœur des Américains, faire entrer en Chine les firmes internationales ; il s’y prête, devenant l’ambassadeur d’un nouveau genre.

Alain Bernard lui aussi a enchaîné des longueurs à n’en plus finir (2 000 km par an, 55 par semaine, 20 heures de piscine). Ce qui semble le soutenir dans cette charge d’entraînement c’est moins une réflexion personnelle sur ce qu’il pourrait apporter par son style de nage qu’un souci de participer à une œuvre collective, de s’associer à d’autres. Laure Manaudou, plus individuelle, n’a pas cette facilité, mais il n’est pas dit qu’en continuant à vivre avec l’équipe de France après ces échecs elle ne renoue pas avec l’envie d’en faire partie. À Pékin, n’a-t-elle pas rejeté, recraché, avec cette succession de contre-performances, un excès, un « trop » qu’elle ne supportait plus mais qu’elle aurait à nommer ? Conséquence : elle ne sait plus où elle en est, ni si elle a encore envie de nager, ni pourquoi ou pour qui elle nage ; elle se désunit, et doute. Elle dit l’ambi valence, ce qui échappe : ce corps inaccoutumé. Il y aurait eu plusieurs Manaudou à Pékin ou une Manaudou déboussolée, divisée, entre les demandes de ses entraîneurs, de ses sponsors, les attentes de la Fédération, les influences des autres nageurs, de ses parents, ses tourments amoureux... et son désir de vivre autrement que dans l’eau. Le temps logique est peut-être pour elle venu d’avoir à savoir ce qu’elle ne veut pas.

L’expérience de ces différents sportifs témoigne de ce que l’organisme n’est pas le corps, que l’individu n’est pas le sujet et que le plaisir n’équivaut pas à la jouissance bien que ces notions soient souvent utilisées de manière équivalente. L’organisme ne devient corps que pour un sujet qui, maniant la différenciation du langage, se crée une représentation de lui-même et en obtient une image particularisée et orientée de son corps. « Le sujet a un corps qui lui est décerné par le symbolique, sinon il l’est [4] » (envahissement par des éprouvés paroxystiques). Ce ne sont pas seulement les capacités physiologiques, ni les facteurs de performance, qui déterminent les sportifs — ce que les scientifiques ont tendance à croire en les bardant de multiples appareils de mesure pour déchiffrer leurs secrets —, la fonction symbolique est nécessaire à l’arrimage de la causalité pulsionnelle qui ne cherche qu’à exister, d’où l’importance des discours tenus par les entraîneurs et tous ceux qui accompagnent les sportifs et contribuent à la réfréner ou à la susciter. La satisfaction des corps procurée par la performance sportive trouve son aire de jeu entre plaisir du mouvement et jouissance excessive, incluse dans la structure même du sport : « toujours plus haut, plus vite, plus fort » ou, comme l’enserrent les deux slogans commerciaux de ces jeux : « Impossible Is Nothing » et « Anything Is Possible ».

Freud, pour cerner les phénomènes pulsionnels, utilise dans différents textes plusieurs termes : Genuss (jouissance), Befriedigung (satisfaction), Libido, Lust (plaisir). Lacan retiendra le terme de jouissance pour sa richesse sémantique et pour désigner ce qui est décrit par Freud comme l’au-delà du principe de plaisir, phénomènes destructifs de l’homéostase que demande le plaisir. Le plaisir fait barrière à la jouissance : celle qui pousserait à l’anéantissement, à un retour infiniment recherché d’un état indiscernable dont la souffrance et la douleur témoignent, « c’est une satisfaction sans mesure » qui « commence à la chatouille » et peut finir par « la flambée à l’essence » [5]. La souffrance, l’effort, la douleur au sens d’un forçage de l’organisme (par les répétitions de l’entraînement...), sont impliqués dans les préparations sportives, passage nécessaire d’où sortira ou pas une performance, qui vient alors faire point d’arrêt, limite, sinon il peut y avoir confusion entre les deux registres. Freud a repéré dans sa clinique que la répétition est à la fois retour et déperdition de jouissance, autour de la fonction de l’objet perdu et c’est à partir de cela qu’il articulera la pulsion de mort, comme négativité interne qui va contre la vie. Lacan souligne que c’est par la répétition d’un trait, première marque signifiante sur le corps qui « devient moyen de jouissance en tant qu’elle dépasse les limites imposées aux tensions usuelles de la vie. » C’est dans sa construction des quatre discours [6] qu’il montrera comment l’accès à la jouissance peut être limité, pour un sujet, par le langage.

Peut-on dire que ce qui sépare Bolt de son compatriote-partenaire-adversaire jamaïcain Asafa Powell — l’un jouant de son corps et des contraintes, courant comme s’il dansait, l’autre figé par l’effort et la lourdeur qui l’empêche de s’élever — c’est d’avoir pu trouver une réponse à cette contradiction presque insoluble du sport de haut niveau : entre jouissance extrême et homéostase. La performance exceptionnelle est l’extraction d’une jouissance partielle, plus de jouir qui, en se chiffrant comme record, fait entrer dans le symbolique une part de l’organisme auparavant hors-corps, et fait séparation momentanée avec ce que le sportif recherchera à nouveau : un reste à faire jouir encore. Le sport de haut niveau est le lieu de résolution de cette contradiction, chaque sportif par son usage du corps invente une réponse différente à cet équilibre instable et improbable. Que le sportif soit mis dans la responsabilité d’en décider, en en construisant au fur et à mesure la dialectique avec ceux qui l’accompagnent dans la performance, ou qu’elle lui soit imposée de l’extérieur par les transformations commerciales de l’institution sportive, celle des méthodes techniques et scientifiques d’entraînement, par les impératifs des médias, par les enjeux financiers, ouvre à des conséquences différentes et à des voix divergentes de réalisation.

jouer contre la jouissance

Laure Manaudou parviendra-t-elle à interpréter son refus d’exercer ses capacités physiques sans y être concernée comme sujet ? Un monde semble séparer les conceptions de l’entraînement qu’elle a connues avec Philippe Lucas de celles qu’elle découvre avec Lionel Horter, et dont elle commence un peu à dire quelque chose ; dans l’écart des deux, elle a montré qu’elle ne voulait plus mettre en abstinence sa vie de jeune femme. À Pékin cette division entre deux visions d’elle-même s’est cristallisée. Phelps semble s’être construit une fiction qui ne nie pas sa particularité physique, ni les efforts de l’entraînement, voire les substances qui peuvent s’y adjoindre, mais il arrive pour l’instant à les exploiter en s’inscrivant dans une filiation symbolique de l’histoire de la natation doublée d’une participation à la sphère marchande. À qui profite le semblant ainsi construit ? Phelps s’attaque au réel des records avec cette armature imaginaire-symbolique, ce treillis qui l’oriente, mais ça ne dit rien de ce qu’il en sera par la suite, car à lui aussi les mots manquent pour dire ce qu’il a fait.

Laure Manaudou est en chemin, elle aura à mettre une limite à cette quête imaginaire à laquelle chaque sportif succombe — se dépasser soi-même — et à laquelle d’autres peuvent le pousser férocement. Cette formule masque le réel de jouissance qui s’exerce : devenir la limite. Être champion c’est être obligé de passer par un excès de jouissance dont la performance peut séparer en devenant un reste à rechercher à nouveau (un plus de jouir). La disjonction organisme/corps en est l’étoffe et le matériau. L’incontournable passion qui porte le sportif à l’existence dans cette recherche répétée et repoussée de sa motricité peut être utilisée par l’organisation sociale. Georges Perec, dans W ou le souvenir d’enfance  [7], dévoile ce qui peut se passer quand, dans une société, le corps à travers le sport est élevé à la dignité de la Chose [8], le point de visée inaccessible du désir, et que l’athlète, citoyen idéal de cette cité, est appelé jusqu’à la mort à le soutenir : « l’athlète W n’a guère de pouvoirs sur sa vie... Elle n’est qu’un effort acharné, incessant, la poursuite exténuante de cet instant illusoire où le triomphe pourra apporter le repos. » Cette parabole rappelle que l’assentiment à un idéal est permis sur fond d’anéantissement des sujets. Le lien pulsionnel et érotique trouvé dans l’exercice du mouvement se paye du renoncement à penser sa vie et à faire le sacrifice d’une part de chair. Cela ne va pas sans un partage de jouissance avec ceux qui regardent.

Le sport est une des pratiques sociales qui utilisent la propension des sujets à oublier leur division subjective, dans le « je suis » de l’exercice moteur. Mais quand le « je pense » revient à travers le symptôme, le temps du dire d’un sujet sur sa jouissance spécifique devient possible. Là où le désir se lie à la mort quand il s’absente, se montre le fait que le sport n’a rien à voir avec un besoin soumis à l’adaptation, mais au calcul, par un sujet, de la jouissance de son corps vivant.

Notes

[1Jacques Lacan, Le séminaire Encore, Livre xx, Paris, Seuil, 1975.

[2Jacques Lacan, Le séminaire, Livre xvii, L’envers de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1991.

[3Marie-Hélène Brousse, Françoise Labridy, André Terrisse, Marie-Jean Sauret, Sport, psychanalyse et science, Paris, PUF, 1997.

[4Jacques Lacan, Séminaire du 11 mai 1976, l’ego de Joyce, in Ornicar, n° 11, septembre 1977, p. 2-9.

[5Jacques Lacan, 1969-70, Le Séminaire, Livre xvii, L’envers de la Psychanalyse, Paris, Seuil, 1991, p. 83.

[6Les Quatre discours (formalisés par Lacan à partir de Hegel en : discours du maître, de l’hystérique, de l’analyste et de l’universitaire) sont extraits du Séminaire xvii, L’envers de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1991).

[7Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance, Paris, Les Lettres Nouvelles, 1975.

[8La « Chose » est ici la reprise du das Ding de Freud, avec la force de sa racine étymologique de « cause ». Pour Lacan en 1960, c’est « le secret véritable » saisi par Freud : la part étrangère, obscure, contradictoire, autour de quoi s’oriente le monde des désirs du sujet. C’est ce secret que Lacan met au travail dans son Séminaire vii, L’Éthique de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1986, p. 55-86.

À propos de l’article

Version en ligne

Publiée le

Catégorie .

Mots-clés , .

Version imprimée

Publiée dans Vacarme 45, , pp. 24-28.