Vacarme 50 / chantier défendre la gratuité
autoréductions. Paris, 1775/Paris, 2008
1775 Le prix des grains vient d’être libéralisé ; le cours du blé s’envole, le prix du pain devient hors de portée du peuple. Le physiocrate s’étonne de l’émeute qui gronde : « L’origine des frayeurs dont le vulgaire paraissait agité dans quelques provinces, est très facile à découvrir : on a confondu le bon prix des grains que procure la liberté politique, avec les symptômes de la disette. [1] »
Décembre 2008 « C’est la crise », proteste un tract distribué par Les Empêcheurs d’encaisser en rond [2] ; les prix s’envolent. La crise s’amplifie « et nous devrions la subir chacun de notre côté, regarder silencieusement les loyers et le prix de la bouffe continuer d’augmenter ». Le capitaliste croit pourtant aux effets à terme bénéfiques de la libéralisation : « Tout porte à croire que la libéralisation entraîne une baisse des prix […]. C’est pourquoi même si [elle] s’accompagne de l’augmentation de certains prix, cette augmentation est en général compensée par des réductions de prix et des améliorations de la qualité. [3] »
1775 Les accapareurs entrent en action : « Un chasseur de Mouchin qui se mêle, dit-on, d’acheter et de vendre sur le champ, qui était accoudé sur le sac et qui entendit que l’on accordait
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[1] Éphémérides, tome 2 de 1767, p. 20.
[2] mercredi 31 décembre 2008 : Autoréduction au Monoprix de la rue du Faubourg Saint Antoine (à Paris), réveillon à la CIP-idf. http://cip-mp.org/spip.php?article230.
[3] Site Internet de l’OMC, « Six avantages de la libéralisation du commerce des services » http://www.wto.org/French/tratop_f/....