Frontières de la République : culture et politique en pays magyar

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Mort d’une République : fin décembre, aux frontières, les douaniers hongrois ont remplacé les 73 panneaux « République de Hongrie » par d’autres portant l’inscription « Hongrie ». Ce changement de nom marque clairement un changement dans l’histoire récente du pays, qui connaît une profonde transformation des équilibres politiques et sociaux. L’une de ces transformations peut se donner à voir sur la scène du théâtre public hongrois.

35 Paulay Ede Utca, dans le 6e arrondissement de Budapest. Le bâtiment est de style « Art nouveau », style qui a longtemps fait la fierté de Budapest. À quelques rues de là, sur les grilles du Musée national hongrois, s’est tenue entre mars et mai 2011 une exposition de photographies financée par la Route européenne de l’Art nouveau, association fondée par une trentaine de gouvernements locaux (dont celui de Budapest) et des institutions non gouvernementales : elle célébrait Bruxelles, Barcelone et Budapest comme les capitales du Jugendstil, vantant la circulation des artistes et des motifs artistiques d’une capitale à l’autre. Mais les temps ont changé, et pas seulement en matière de goût architectural. Le bâtiment Art nouveau abrite en effet le Nouveau Théâtre de la ville (Új Szinház) ; il est désormais dirigé par l’acteur György Dörner, qui a été nommé à ce poste par le maire de Budapest István Tarlós (lui-même membre du Fidesz, le parti de Viktor Orbán) à l’automne dernier, et est entré en fonction le 1er février 2012. La nouvelle direction envisage elle aussi de marquer son arrivée par un changement de nom : le lieu pourrait désormais s’appeler « Le Théâtre de l’Arrière-Pays ».

Ce nouveau directeur a été choisi par le maire de Budapest contre l’avis des instances professionnelles normalement en charge de cette nomination : le maire a usé de son droit de veto pour refuser l’avis de la commission, favorable, par six voix, au directeur sortant, István Márta, contre deux voix pour Dörner, l’une émanant du représentant du Maire, l’autre du Ministère des Ressources nationales. Le metteur en scène hongrois Tamás Ascher (venu il y a deux ans aux Ateliers Berthier présenter un Ivanov de toute beauté) était membre de la commission de sélection. Interrogé à la télévision hongroise, il est revenu sur les dossiers présentés, expliquant que celui de Márta était aussi complet que celui de Dörner était vide, des « mots d’ordre idéologiques » y tenant lieu de contenu. Il a également rappelé que l’appel d’offres n’obligeait aucunement à faire de ce lieu une scène purement hongroise. Pourtant, le 5 janvier dernier, Dörner a dévoilé sa programmation : il ne fera jouer que des auteurs magyars. Ce choix est loin d’être isolé. Dans un arrondissement plus excentré, l’excellent Trafó, bouillon de culture des danses et théâtres les plus exigeants du pays, hôte de nombreuses compagnies étrangères, a également changé de directeur. La chorégraphe Yvette Bozsik en a récemment pris la tête. Bien qu’elle soit ouverte aux formes de danses les plus contemporaines et reconnue à l’étranger, notamment en France, cette chorégraphe a cependant assumé la « préférence nationale » en proposant de ne programmer que des chorégraphes hongrois. Au Új Szinház, la nouvelle direction comprend un « intendant » : c’est le dramaturge nationaliste István Csurka, fondateur en 1993 du parti d’extrême droite MIÉP (le mal nommé Parti Hongrois de la Justice et de la Vérité), qui devait occuper ce poste, mais il est décédé deux jours après son entrée en fonction. La programmation 2012 inclut cependant l’une de ses dernières pièces, A hatodik koporsó (Le Sixième Cercueil - 2011) : elle porte sur le Traité de Trianon, qui, redécoupant les frontières en 1920, a privé la Hongrie d’une bonne partie de son territoire et de son accès à la mer. Histoire de frontières, cosmopolitisme contre nationalisme, Hongrois des villes contre Hongrois des champs. Il n’est pas sûr cependant que ces frontières soient les plus pertinentes pour saisir les lignes actuelles du conflit.

Le théâtre de Dörner et de Csurka est-il un théâtre d’extrême droite ? Indéniablement, les hommes le sont : Dörner est membre du Jobbik, parti qui dénonce le Fidesz pour sa modération. Csurka était surtout connu ces dernières années pour ses prises de position antisémites. Qu’en est-il de leur théâtre ? Les thèmes sont clairs : Traité de Trianon, exaltation de l’agrarisme et des traditions immobiles. Les carrières de Dörner, comme acteur, et de Csurka, qui a été consacré à deux reprises par le prix littéraire Attila Jozsef, n’ont connu cette ascension récente qu’en raison de leur proximité avec les cercles dirigeants. Cette orientation politique du théâtre ravive une lutte enfouie. Le dernier spectacle présenté sous la direction de Márta, Don Carlos de Schiller, évoquait des valeurs universelles : « Tout le monde pourrait s’y retrouver » expliquait l’ancien directeur, critiquant le théâtre de la nouvelle direction, qui est non seulement de droite, mais aussi moins bon : « Le successeur du poste propage de façon continue des clichés idéologiques. C’est pour cette raison qu’on peut imaginer qu’il fera du théâtre démagogique, qui séduira les spectateurs par son idéologie. » [1] Une nouvelle frontière vient de voir le jour, mais la démocratie hongroise a du mal à s’y confronter, souffrant d’un affaiblissement d’une limite clairement reconnue jusque là, entre ce qui serait « politique » et ce qui serait du ressort de la « société civile ». La politisation des espaces publics soulève de nouvelles résistances et redessine le tableau des luttes : le théâtre est devenu l’une des scènes où se joue l’avenir de la démocratie.

Le contexte de la nomination de Csurka et Dörner à la tête de Új Szinház est relativement connu : c’est celui de la montée de l’autoritarisme en Hongrie. Fin 2011, le changement de constitution (voté en avril 2011), entrant en vigueur le 1er janvier 2012, a été rapporté par les médias européens comme un lever de rideau sur le monde nouveau qui s’annonçait pour la fin de l’année. Ce changement de constitution conférait une dimension systémique à toute une série de transformations récentes dans l’Est européen, et tout particulièrement sur le front hongrois : les pourcentages, comparables à ceux du Front national français, du Jobbik aux élections (Pour une meilleure Hongrie, 16,6% des suffrages, 47 sièges au Parlement lors des dernières législatives de 2010), le développement des milices d’extrême droite (Magyar Gárda — la Garde nationale hongroise — interdite en 2009 mais aussitôt reformée sous le nom de Új Magyar Gárda — la Nouvelle Garde Hongroise)… ces événements n’ont pas paru d’emblée faire système. Mais leur traduction en langage juridique, dans une pyramide des normes, a fini de donner à l’ensemble une cohérence qui condamnait l’hypothèse optimiste d’une dérive droitière réversible. Le parcours d’Orbán, passant du libéralisme anticommuniste au néo-conservatisme, semblait appuyer cette lecture des événements comme lente dérive. Or, s’il s’agissait d’une dérive, elle devait pouvoir être arrêtée, notamment par les règles de l’État de droit. Mais les règles juridiques viennent d’être mises au service d’une ambition autoritaire. Le doute est levé : la révolution conservatrice a maintenant jeté l’ancre en eaux autoritaires.

L’entrée en vigueur de la Constitution au 1er janvier 2012 a soulevé une légitime indignation dans la presse occidentale, suscitant en retour des répliques de la part des Hongrois, qui estiment que les États occidentaux ne sont pas nécessairement des modèles. Cette constitution renie un certain nombre d’acquis démocratiques, au premier rang desquels figure le principe majoritaire. Profitant d’un redécoupage « habile » des circonscriptions, d’une diminution du nombre de représentants (un élu pour 75 000 électeurs au lieu de 40 000), de l’augmentation du nombre de parrainages qu’un candidat doit présenter pour pouvoir être éligible et d’une règle de report des votes selon laquelle les partis non représentés au Parlement donnent leur voix au parti arrivé en tête, le parti de Viktor Orbán s’assure sinon une victoire certaine, du moins de rendre toute modification de la Constitution quasi-impossible : car, pour de futurs opposants qui parviendraient à remporter les élections, l’obtention d’une majorité des 2/3 nécessaire à la révision de la Constitution devient fortement improbable. En somme, un parti disposant d’un quart des voix aura une majorité pour gouverner à l’intérieur des cadres fixés par la Constitution, sans pouvoir toutefois revenir seul sur cette Constitution. L’allongement du mandat des hauts fonctionnaires de l’État (de 9 à 12 ans) procure également à Orbán, si besoin, des leviers de contrôle au sein de l’appareil étatique. En revanche l’abaissement de l’âge de la retraite dans la magistrature a brutalement renvoyé chez eux les juges les plus âgés, qui se trouvaient au sommet de la pyramide judiciaire. Le gouvernement peut donc recruter une magistrature redevable de sa promotion. La loi sur les médias renforce également le contrôle sur la liberté d’expression. Les journalistes et les quelques rares politiques à avoir porté le combat contre ces transformations (notamment au Parlement européen) ont essentiellement insisté sur cet aspect de la fin de la démocratie hongroise : si la Hongrie était une démocratie, cela tenait à son système de contre-pouvoirs, à ses lois électorales, à son Parlement, à ses institutions. Or il semble que cette voie, institutionnelle, de la démocratie soit durablement fermée en Hongrie. En réaction, peut-être la démocratie va-t-elle passer par un autre chemin, celui de l’accès à l’espace public.

La lutte démocratique envahit des espaces comme les scènes des théâtres ou les rues rappelant que les politiques symboliques ne sont pas seulement décoratives. Or le pouvoir vise à restreindre l’accès à l’espace de la ville : en vue de la célébration de la fête nationale le 15 mars 2012, le gouvernement a interdit à l’association MILLA (« Un million pour la liberté de la presse » — MILLA est une abréviation de « Million ») de manifester pour protester contre le système Orbán ; ainsi le centre-ville de la capitale hongroise est-il réservé à la cérémonie gouvernementale. Le souvenir des événements qui s’étaient produits lors de la cérémonie de 2011 est encore vif : la première manifestation de ce collectif, né sur Facebook, avait regroupé 30 000 personnes. La bataille ne porte pas seulement sur l’occupation de l’espace public, mais aussi sur sa nomination. La place de la République a été débaptisée pour devenir place du Pape Jean-Paul II, ce qui n’a rien d’étonnant si l’on sait que le nouveau préambule de la constitution fait explicitement référence à Dieu.

Réoccuper les espaces publics ne va pas sans difficulté. La « société civile » hongroise s’est en effet définie autour de son opposition au politique plus que par la prise en charge des luttes qui la traverse. En vingt ans, depuis la chute du Mur, elle n’a pas eu le temps de se structurer. Produit d’un arrangement élitaire entre anciens communistes et hommes nouveaux, la transition démocratique hongroise s’est effectuée en douceur. De nouvelles institutions ont été forgées, les règles du jeu réaménagées et les places redistribuées en conséquence. L’une des rares personnes à s’être élevée contre la nomination de Csurka et Dörner, Árpád Schilling, le directeur du Krétakör (voir entretien), estime que l’absence d’un « sentiment de citoyenneté » est une véritable faiblesse de la démocratie hongroise. En l’absence de ce sentiment, il ne peut y avoir de défense organisée des libertés publiques. Son travail, comme il s’en explique ici, vise à reconstituer le tissu de la société civile, à créer un sentiment démocratique par la diffusion de l’intérêt pour la politique mais aussi — surtout — par l’application de méthodes de travail qui, reposant sur une véritable participation des uns et des autres, fasse émerger une démocratie concrète, dans les rapports entre les individus. À un autre niveau, l’impulsion donnée par le milliardaire hongrois George Soros, qui participe au développement de la Central European University, de l’Open Society Institute et verse des subventions à de très nombreuses associations de défense des droits, a permis le développement de quelques points de résistance. Ont également émergé des mouvements sociaux féministes, écologistes… Or c’est sur cette « société civile » que se sont appuyés les premiers mouvements de protestation contre le « viktator », et ce dès avant la victoire du Fidesz aux élections d’avril 2010.

L’initiative lancée par le MILLA, qui se trouve aux premiers postes de cette résistance, indique comment ce mouvement social peut se structurer. À l’origine, le projet a été conçu par quatre personnes, qui ont d’abord créé une page Facebook, et ont été surprises par l’afflux d’adhésions. C’est ensuite seulement que ce mouvement a donné lieu à l’organisation d’une manifestation, le 15 mars 2011. Un tel mouvement peut rendre extrêmement optimiste mais il est aussi tristement révélateur de l’absence de structures intermédiaires. Le MILLA a très rapidement réussi à fédérer un ensemble de contestations qui ne parvenaient pas à s’exprimer dans l’espace public. Cependant la répression dont ces mouvements sont l’objet explique en partie leur difficulté à se structurer. En témoignent les vicissitudes dont est victime l’association TASZ, qui appartient à l’Association Hongroise de Protection des Libertés Publiques (HCLU). Elle effectue un travail militant d’information et de conseil juridique, se porte en justice pour défendre les libertés fondamentales des populations les plus menacées (Roms, homosexuels, malades du SIDA, toxicomanes), mais vient de se faire déclarer persona non grata dans la petite ville de Gyöngyöspata où elle réalisait un important travail de terrain auprès des populations Roms. C’est dans les quartiers Roms de cette ville notamment que les milices du Jobbik avaient patrouillé en 2011, terrorisant la population sous le regard bienveillant des forces de l’ordre. À cet égard, l’Europe, qui contraint le gouvernement Orbán à revenir sur certaines dispositions contraires aux règles communautaires (indépendance de la Banque centrale et de la magistrature en particulier), est assez inefficace : elle ne s’intéresse guère à la société civile. A contrario, les organisations du mouvement social protestent au niveau européen pour faire valoir leur position au niveau national. TASZ vient ainsi de prendre position après que Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, a demandé au gouvernement hongrois des réponses précises sur la situation des libertés publiques dans le pays.

Cette « société civile » est en difficulté dans son rapport au politique. Les mouvements sont partagés entre une politisation qu’ils perçoivent comme un risque et l’absence de débouchés clairs à leur action, alors que l’heure est à l’urgence. Les partis de gauche semblent être durablement discrédités. La victoire du Fidesz en 2010 (52,73%) est surtout considérée comme la défaite du MSzP, le parti socialiste hongrois qui porta Ferenc Gyurcsány au poste de Premier Ministre entre 2002 et 2010. La rigueur budgétaire, la corruption et les mensonges ont eu raison de l’hypothèse socialiste : « J’ai menti matin, midi et soir » avait révélé Gyurcsány, dans un discours prononcé lors d’une réunion privée du MSzP en 2006 ; il évoquait le fait qu’il avait caché lors de la campagne électorale les mesures d’austérité budgétaire qu’il allait mettre en place après les élections. Le parti n’en a pas fini avec ses tourments. L’exclusion récente de Gyurcsány en novembre 2011 montre que la page n’est pas tournée. Ce parti n’entretenait que peu de liens avec le mouvement social naissant. Un petit parti, le LMP (« faire de la politique autrement »), écologiste, altermondialiste et libéral, a obtenu un peu plus de 7% des voix aux dernières élections et seize sièges au Parlement. Mais, coincé entre un parti au pouvoir qui n’a guère besoin de ses voix et une opposition parlementaire très divisée, son rôle est extrêmement délicat. Il a ainsi soutenu la « stratégie de développement rural », initiative portée par une partie du gouvernement Orbàn et le Jobbik, mais aussi par plusieurs associations, avant que ce projet ne soit enterré par Orbán par une vague de licenciements au ministère du Développement rural. Ce projet devait permettre d’assurer le développement d’une agriculture fondée sur des « circuits courts » (entre le producteur et le consommateur), bio, durable, visant la « souveraineté alimentaire ».

L’alternative parlementaire étant largement dévalorisée, la filiation avec des partis institutionnels peut ainsi nuire aux succès des mobilisations. Ainsi, Andrea Alföldi, fondatrice du réseau des féministes de gauche, a refusé en avril 2010 de se joindre à une journée de protestation contre le Fidesz en raison de l’invitation parallèle lancée à Die Linke (parti de gauche radical allemand), alors que le mouvement qu’elle avait créé (Európai Feminista Kezdeményezés - L’initiative féministe européenne) était déjà affilié au Zöld Baloldal Párt (Gauche verte, hongrois). La question des rapports entre les mouvements sociaux et les partis se pose en de nouveaux termes. Les partis politiques s’appuient de plus en plus sur des protestations de rue. Le LMP a décrété 2012 « année de la nouvelle résistance » et le nouveau parti de Gyurcsány (Demokratikus Koalíció) a prévu de s’appuyer davantage sur la rue que sur le Parlement. De l’autre côté, MILLA, qui a rassemblé le 23 octobre dernier aux alentours de cent mille personnes dans les rues de Budapest, n’envisage aucune traduction institutionnelle de son rassemblement. Le cri de protestation, chanson de ralliement très efficace, est un « je n’aime pas » très facebookien : « je n’aime pas le système ». Le clip en lui-même [2], collection de figures individuelles, de tous âges, de tous milieux, hommes et femmes, associant anonymes et célébrités (qui ne sont pas spécifiquement désignées comme telles) reprenant un même slogan, a cet effet globalisant sans pour autant engager à une action explicitement politique. Membre de MILLA (et aussi de TASZ), Péter Juhász explique que l’ambition du mouvement n’est pas de prendre le pouvoir mais juste de provoquer le réveil des consciences : « Notre but est de renforcer la société civile, nous voulons être la plate-forme de l’opposition non parlementaire ». MILLA agit de manière indépendante du pouvoir, du gouvernement actuel et des partis politiques ; le groupe a pour l’instant organisé seul ses huit premières manifestations, sans solliciter aucune autre association du mouvement social.

L’absence de traduction électorale de ces mouvements sociaux n’est peut-être pas un handicap pour la lutte en faveur des libertés civiques en Hongrie. Il faudrait une majorité bien improbable des 2/3 pour revenir sur la Constitution Orbán. Les ennemis de la liberté se sont mis la liberté, le droit et la démocratie des institutions dans la poche. L’avenir de la Hongrie ne passe plus uniquement par les urnes. C’est peut-être ce qui explique que la direction des théâtres soit devenue une bataille d’une telle importance et pourquoi l’annonce de la nomination de Dörner et Csurka à la tête du Új Szinház a été perçue comme un basculement irréversible. Puisque les urnes ne sont plus un espace possible pour les luttes, une nouvelle frontière du politique se dessine. La bataille des scènes, des rues, des comptoirs et des prétoires a commencé.

Post-scriptum

Zsuzsa Fejér est dramaturge et traductrice du hongrois et du français. Elle travaille aujourd’hui avec la compagnie Katalin Patkai.

Pierre-Yves Baudot est enseignant-chercheur en sciences politiques. Il s’intéresse aux transformations de l’État en France.

Notes