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Le traité européen retraité

Quelques jours avant sa sortie en librairie, nous publions, actualité oblige, le texte d’ouverture du numéro d’automne de Vacarme. Or, cette fois-ci, les temps étant ce qu’ils sont, il a paru sérieux de s’amuser et de jouer un peu en invitant à lire le Traité européen qu’on aurait souhaité soumettre au vote des députés.

Comment peut-on lire ce traité européen  ? Un traité en cours de ratification dans toute la zone euro et dont on se sent d’avance complètement dépossédé. Un traité où souvent l’on ne comprend rien, et dont parfois, quand on croit comprendre, on ressort confondu par tant de bêtise et d’idéologie inassumée. Un traité dont la plupart des critiques officielles et autorisées nous enfoncent encore un peu plus dans notre non-savoir et notre illégitimité à le lire. Un traité qui nous fait regretter de ne pas savoir être encore européen. Un traité dont on sait quoi penser mais que penserait-on s’il n’y avait pas de traité du tout, si tout le monde s’en foutait et vogue le naufrage  ? Un traité qui donne envie d’être idiot, de faire l’idiot, mais toujours avec une pensée derrière la tête. Un traité qu’on peut donc suivre et tenter de récrire avec l’insolence et l’aplomb des sans nom et des sans titre un certain temps, mais qui oblige à un moment à lâcher prise pour s’interroger au moins sur l’Europe en laquelle on peut encore croire. On s’y est essayé avec ce dernier traité européen. La preuve (en ligne et en version pdf).

Post-scriptum

Le numéro 61 de Vacarme sera disponible en librairie le lundi 22 octobre 2012. Au sommaire notamment, en plus du Traité retraité, un chantier sur les mouvements étudiants au Chili, Québec, Grande-Bretagne et France, un entretien avec l’écrivain Pierre Pachet et une enquête sur le travail de l’Antenne 110 (Bruxelles) avec des autistes.

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