Vacarme 59 / David Harvey

Un matérialisme historico-géographique

David Harvey ne s’en cache pas, il aime Marx et les villes. Depuis quarante ans, son œuvre protéiforme tente de répondre à une question centrale : en quoi l’analyse marxienne du capitalisme peut-elle éclairer les processus d’urbanisation ? En bon géographe, Harvey a travaillé sur différents terrains, à différents niveaux, à différentes échelles : ceux de la théorie (le monumental Limits to Capital, systématisation de ce qu’il appelle le matérialisme historico-géographique), de l’étude de cas (Paris, capitale de la modernité, consacré au « fonctionnement » de Paris sous le second Empire), de la pédagogie (Pour lire Le Capital, commentaire suivi du livre I du Capital, qui paraîtra prochainement en français), ou de l’engagement politique direct, auprès d’associations de résistance à la gentrification (comme Right to the City Alliance), ou, plus récemment, en faveur d’Occupy Wall Street. Chez Marx, Harvey a trouvé des outils pour comprendre le déploiement spatial du capitalisme, défaire l’imaginaire capitaliste de la ville, et reprendre collectivement le contrôle de la production urbaine.

Bibliographie

La majeure partie de l’œuvre de David Harvey reste à traduire, à commencer par son œuvre centrale, The Limits to Capital.

En français, on lira :

  • Géographie de la domination, Les Prairies ordinaires, 2008.
  • Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique, Syllepse, 2010.
  • Le Nouvel Impérialisme, Les Prairies ordinaires, 2010.
  • Le Capitalisme contre le droit à la ville. Néolibéralisme, urbanisation, résistances, Éditions Amsterdam, 2011.
  • Paris, Capitale de la modernité, Les Prairies ordinaires, 2012.

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Publiée dans Vacarme 59, , page 221.