Fêtes libres ? une histoire du mouvement techno en France (1989-2004)

par

Les fêtes techno en france ont un avenir incertain, mais déjà une histoire : celle du déni de reconnaissance, qu’accompagnent les tours de passe-passe engagés avec les différents gouvernements autour du statut juridique des espaces festifs. À chaque étape, une redéfinition des camps, c’est-à-dire aussi des valeurs et des manières de faire la fête. Flashback, avec Christophe Vix, membre du groupe Technopol.

l’incompréhension, 1989-1993

Quelques fêtes ont suffi dans l’hiver 1989/90 pour faire de la house, mère des musiques électroniques, un mouvement de mode dans le Paris branché : les soirées des pionniers, Sal Russo et Didier Lestrade d’abord, puis celles de Manu Casana, un ancien punk qui a vécu le mythe fondateur de la House Nation (le Summer of Love de 1988 à Ibiza) et qui a fondé le premier label techno indépendant en France, Rave Age Records, en 1990. Laurent Garnier revient alors de Londres et devient le DJ résident des premières soirées house en club, les Jungle au Rex et les Pyramid au Palace. Au même moment, le sud de la France voit éclore des fêtes techno décadentes – les Pyramid au club Circus entre autres –, et le nord court dans les clubs belges – Skyline et 55. Ces événements marginaux ont marqué l’imaginaire des premiers passionnés, qui ont par la suite reproduit ces fêtes et leurs valeurs fondamentales : hédonisme, fraternité, cosmopolitisme.

L’arrivée de la house et de la technon’a pas suscité que des sympathies dans le paysage musical. « La house ne peut pas être de la musique » est l’une des premières réactions des professionnels. Elle est en tout cas souvent mal comprise et assimilée à une musique « blanche ». C’est pourtant le Warehouse, club gay de Chicago, et ses DJ noirs qui ont donné son nom à cette musique.

De fait, au début des années 1990, la techno et la house intéressent peu les magazines et radios, à l’exception de Didier Lestrade et de l’équipe de Radio FG (qui font un gros travail de vulgarisation), ainsi que d’un premier média original, le fanzine eDEN, qui paraît de mai 1992 à fin 1994. Le rejet de ces genres par les médias généralistes est marqué par quelques anecdotes : Christophe Dechavanne présente des « nazis » fréquentant les boîtes belges dans l’émission « Ciel, mon mardi ! » ; la radio NRJ refuse de diffuser des titres techno en 1990, etc. La une de l’Humanité du mardi 15 juin 1993 forme sans doute le point culminant de cette attaque en règle. Le quotidien consacre quatre pages caricaturales à la techno avec des thèmes qui seront repris par la suite par certains hommes politiques, de droite comme de gauche. Son chapeau en illustre le ton : « La musique techno a ses rites, ses chefs et ses croix gammées ». Les idées développées, paternalistes, hygiénistes et réactionnaires, forment le terreau nécessaire au mouvement anti-techno.

la diabolisation, 1993-1998

L’ordonnance du 13 octobre 1945 est la pierre angulairedu régime juridique des manifestations – y compris musicales. Elle crée le régime de déclaration des manifestations, les obligations de l’organisateur, la licence d’entrepreneur de spectacle, et la présomption de salariat. Ce cadre est renforcé en 1969 par la convention collective des métiers du spectacle, qui traque la concurrence déloyale des musiciens non professionnels. Il faut enfin rappeler que les incidents de Furiani du 5 mai 1992 ont entraîné un renforcement du côté des règles de sécurité. Cet édifice juridique constitue un cadre extrêmement contraignant pour la pratique amateur de la musique et permet plus facilement d’interdire les initiatives événementielles que de les intégrer.

Pourtant, même si elles ne respectent pas intégralementce cadre légal, la plupart des raves du début des années 1990 sont déclarées. Malheureusement, certaines d’entre elles ne sont absolument maîtrisées par leurs organisateurs{}et la tension entre technoïdes et forces de l’ordre monte progressivement entre 1992 et 1995. C’est à ce moment-là que certaines habitudes naissent : les foyers sans adresse,les rendez-vous donnés à la dernière minute sur des infolines, et les chassés-croisés ravers/police. Mais c’est l’annulation de la fête Oz prévue à Amiens le 10 juillet 1993 qui signe le début de la diabolisation, la fin de cette première époque rave ainsi que le début d’une prise de conscience politique par les organisateurs. Oz devait être une grosse manifestation co-produite par Laurent Garnier et le magazine Coda. Le motif invoqué par la gendarmerie ressemble à un prétexte : pas de forces de l’ordre disponibles, à cause du passage du Tour de France ! Une manifestation spontanée a lieu sur l’esplanade des Droits de l’Homme au Trocadéro, la première d’une série. Mais c’est surtout à la suite de cette annulation qu’est organisé le premier teknival, une manifestation libre, gratuite... et sans autorisation.

C’est donc bien la répression à l’encontre des raves de la première génération qui génère l’explosion de fêtes clandestines – teknivals et free parties –, qui constituent la deuxième génération de ces manifestations. À partir de 1993, les free parties exploitent les zones rurales, comme les raves en Angleterre après l’exclusion de la house des clubs londoniens en 1989.

Hiver 1995, les patrons de trois médias annonçant régulièrement les raves (Libération, Nova & Radio FG) sont convoqués quai des Orfèvres dans le cadre d’une commission rogatoire à la suite de l’hospitalisation d’un jeune raver. Le juge veut inculper Serge July, Jean-François Bizot et Henri Maurel pour« complicité passive de trafic de stupéfiants » en application du Code de la Santé Publique (le même motif est régulièrement utilisé contre les exploitants d’établissements). Ces interrogatoires ne sont pas suivis d’effets, mais poussent Radio FG à réagir en ramenant le débat vers les pratiques artistiques : la techno est aussi une culture. La première exposition consacrée à cette culture, Global Tekno en juin 1995 à l’American Center [1], naît donc également en réaction à la répression.

De l’autre côté, la répression s’organise et s’étaye de textes réglementaires. Charles Pasqua puis Jean-Louis Debré, ministres de l’Intérieur successifs,visent clairement une éradication du mouvement. Un rapport de la Direction Générale de la Police Nationale de janvier 1995, diffusé comme circulaire,fournit aux agents de la force publique l’attirail juridique nécessaire à une interdiction et une répression des fêtes techno. Le titre de ce texte est éloquent : « Les soirées raves, des situations à hauts risques ». La répression y est justifiée et certains organisateurs font même de la prison.

Cette lutte contre les fêtes clandestines est soutenuepar les discothèques. Au cours de l’hiver 1996, les établissements de nuit lyonnais poussent ainsi les autorités – mairie et préfecture – à annuler une énorme rave, Polaris, le jour où elle devait avoir lieu. La fête devait accueillir près de 15 000 personnes. L’émotion est grande parmi les artistes, les organisateurs, les ravers. Ils se constituent en association et créent Technopol pour dénoncer et combattre un tel arbitraire. Ce n’est pas seulement une réaction de passionnés, c’est aussi la réponse de professionnels. À l’époque, une économie des raves émerge : des fêtes réunissent jusqu’à 10 000 personnes et des médias spécialisés, des labels indépendants, des disquaires voient le jour ; tous interprètent les annulations comme un déni.

Les ennuis se multiplient du côté des organisateurs « légaux ». Certaines manifestations affrontent les préfets et les élus, souvent résolus à les interdire (la municipalité d’Avignon prend le 13 mai 1996 un arrêté municipal proscrivant toute fête techno sur la commune). Les interventions musclées de CRS et de gendarmes mobiles sont nombreuses : jusqu’à trois cent vingt casques à Bordeaux, et certaines charges sont même filmées par des télévisions. La France suit l’exemple de la répression anglaise et du « Criminal Justice Act » du gouvernement de John Major, qui interdit toute réunion de plus de trois personnes écoutant de la musique répétitive [2].

l’intégration, 1998-2004

Quelques victoires redonnent pourtant espoir à une partie de la communauté techno. Le tribunal administratif annule notamment la décision de Marie-José Roig (alors maire d’Avignon), sur requête de l’association Technopol formulée courant 1997. C’est ensuite le souhait de Jack Langde créer une manifestation festive et revendicative à Paris sur le modèle de la Love Parade berlinoise. Cela n’est pas sans poser problème à Technopol qui se voit confier le projet. Le groupe, sans moyens, avec des adhérents sans culture d’action collective, doit d’abord résister à la tentative de la société commerciale exploitant la Love Parade allemande de faire main basse sur sa petite sœur parisienne, puis convaincre le ministre de l’Intérieur,Jean-Pierre Chevènement. Mais c’est dans le contexte du succès de la première Techno Parade de 1998 (250 000 personnes dansant autour de 38 tonnes sonorisées et des DJs comme Laurent, Carl Cox, Manu le Malin ou Kojack) que le gouvernement promulgue une circulaire signée par les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de la Culture. Cette circulaire reconnaît le caractère culturel de la musique techno et force les forces de l’ordre à revoir leur mode d’intervention.

La porte n’était pas fermée entre raves et free parties, mais le développement des « fuck » (fêtes gratuites organisées en marge de manifestations légales) installe les différentes scènes dans une attitude de défiance. Ainsi les Boréalis, qui ont compté, avec les Planète des Transmusicales de Rennes, parmi les plus belles raves en France, sont mortes d’un manque de participants, partis danser gratuitement dans la garrigue. Les gens préfèrent ne pas payer. Est-ce de la simple concurrence ? Est-ce une réponse originale et spontanée au système commercial de la techno ?

Les raves et fêtes en clubs continuent de célébrer l’hédonisme, la fraternité, le progrès, la joie et autres valeurs « peace and love », même si cela tombe dans un certain conformisme. Les free parties développent une idéologie libertaire travaillée par une musique violente, la défonce et la parano des persécutions policières et s’imposent par une esthétique trash. Les « teufeurs » écoutent de la hard techno, du hardcore ou de la jungle, portent des casquettes et des parkas militaires, s’habillent en treillis « buggy » (large), se tatouent et se percent. Voilà le portrait type du « free parteux », appelé aussi « petit pois ». Les free sont loin des origines noires de la house. Les raves se sont organiséesautour de groupes constitués, souvent une équipe organisée en structure. Les free évoluent en « sons » ou « sound systèmes ». Le « son » est une communauté égalitaire, le technicien est aussi important que le DJ. Il se réfère aux thèses utopistes d’Hakim Bey et au principe de la zone d’autonomie temporaire, soit « taz », l’abréviation anglaise, qui est aussi une appellation de l’ecstasy en français.

Quoi qu’il en soit, le mouvement des free parties aboutit à une logique « jusqu’au-boutiste » de la fête : faire la fête sans contraintes. Les ravers se rangent, la Techno Parade en est une preuve, mais les « teufeurs » refusent ce qu’ils considèrent comme des concessions. Le caractère politique des free parties prendra de l’ampleur jusqu’à son paroxysme médiatique autour du dépôt de l’amendement deThierry Mariani à l’été 2001. Celui-ci, en assortissant l’obligation de déclaration des fêtes d’une possibilité de saisie immédiate du matériel de sonorisation, offre un outil répressif absolument imparable. Quelle mouche a piqué le député RPR du Vaucluse ? Le sud de la France connaît des débordements spontanés, des fêtes non autorisées, il y a parfois des dérapages que la presse locale rapporte allégrement, tel ce « teufeur » sous acid qui tue son voisin au retour d’une virée nocturne (Var Matin, 2002). Mariani exprime un ras-le-bol des maires de zones rurales, le discours a un effet boule de neige. La droite, au nom de la lutte contre l’insécurité, pousse le gouvernement de Lionel Jospin, très mal à l’aise, à sévir contre les free. Et comme le mouvement techno est poussé à encore plus de clandestinité, les incidents se multiplient. Ainsi, huit morts sont à compter entre 1998 et 2002 (source : ministère de l’Intérieur).

Depuis quelque temps, le ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant, disait vouloirrencontrer des représentants du mouvement techno, mais n’avaitpas daigné leur parler directement. Finalementla réunion avec le ministre arrive en septembre 2001, après la saison estivale, et donc trop tard. Etquand elle a lieu, ce sont les organisateurs de la scène free qui décident d’ajourner au prétexte que des organisateurs « officiels » sont aussi présents, représentés par Technopol entre autres. Le clash entre « illégaux » et « officiels » est accompli, cette réunion est la première d’une longue série de rendez-vous manqués. Porté par ses représentants les plus durs mais aussi par quelques polémistes généralistes (dont Thierry Meyssan, du Réseau Voltaire), ce refus de s’asseoir à la table dure près d’un an.

Le Parti Socialiste perd ainsi progressivement les fruits de la reconnaissance acquise avec la premièreTechno Parade. Le 3 mai 2002, entre les deux tours, Lionel Jospin creuse un peu plus le fossé en signant le décret d’application de l’article 53 de la Loi Sécurité Quotidienne, inspiré de l’amendement Mariani, qui crée une nouvelle catégorie de fête. Les fêtes produites par des personnes physiques ne disposant pas de licence de spectacle réalisées sur des lieux publics en présence de plus de 250 personnes (contre 1500 auparavant) sont désormais soumises à autorisation du préfet. L’objectif du texte est le strict encadrement des free parties. Il est même inscrit en annexe que les signataires de la « charte de bonne conduite » proposée par les autorités peuvent déclarer leur manifestation quinze jours après la date butoir de ceux qui ne l’ont pas signée. Comment Lionel Jospin a-t-il pu signer un tel décret avant le deuxième tour des élections ? Le texte a par la suite été attaqué par Technopol auprès du Conseil d’État, en vain jusqu’à ce jour.

Mai 2003, 80 000 personnes éparpillées sur un ancien aérodrome de l’OTAN, dans le département de la Marne, constituent une zone d’autonomie temporaire. Celle-ci a pourtant des airs de kermesse. On se croirait presque aux Puces de Saint-Ouen, avec marchands de pipes rasta et baraques de frites. La théorie de la fête libre génère parfois des Disneyland pour « punks avec chien » (autre expression pour dénommer les « teufeurs »). Mais celle-ci est la première d’un genre nouveau puisque ce teknival est autorisé mais surtout encadré par les services du ministère de l’Intérieur. C’est que Nicolas Sarkozy a changé de stratégie. Il a pris en compte l’expérience du teknival du col de Larche, au 15 août 2002. Cette manifestation a démontré que les collectifs techno peuvent partir à quelques mètres de la frontière, danser en Italie et jeter leurs poubelles en France. Le teknival légal ou « sarkoval » procède de l’intention louable d’offrir un cadre sécurisé à un mouvement social et culturel et de celle, moins louable, de se faire de la publicité auprès d’une cible dédaignée par la gauche. Nicolas Sarkozy crée ainsi une zone d’autonomie temporaire du droit français par le « fait du prince » et devient ainsi l’organisateur des plus grosses fêtes techno du pays. Cette logique de « réduction des risques » – argument avancé par Emmanuelle Mignon, conseillère technique de l’ex-ministre de l’Intérieur – réussit en deux ans à limiter le nombre de blessés et de morts, mais aussi le nombre de manifestations techno, qui passe de 582 en 2002 à 375 en 2003 (source : ministère de l’Intérieur).

Depuis 2001, la scène free s’est constituée en collectifs régionaux, eux-mêmes réunis en un collectif national qui dispose de quelques représentants, dont Lionel Pourtaud, sociologue doctorant au Centre d’Etudes sur l’Actuel et le Quotidien de Michel Maffesoli. Il en est le porte-parole efficace. Le collectif des sound systèmes est pourtant avant tout un collectif informel de collectifs informels, selon la logique même de la « free party », qu’il faut traduire comme « fête libre » et non comme « fête gratuite ». Il a accepté de dialoguer, non sans mal, avec la place Beauvau, parce que la main a été tendue – les transports des représentants sont remboursés par le cabinet Sarkozy alors que ce n’était pas le cas avec celui de Daniel Vaillant. Le premier sarkoval de mai 2003 crée un précédent dans le rapport entre fête et institutions parce que le politique supplée à la désorganisation d’une communauté culturelle au nom de la sécurité, ce qui pousse les organisations techno qui respectent la loi dans une profonde dépression.

« Même si l’ordre de la fête se présente contre le pouvoir, les acteurs de la fête ne prennent conscience de son rôle politique qu’après la fête » rappelle Lionel Pourtaud. Ce théoricien de la fête libre en France constate les progrès réalisés par les « teufeurs », malgré la rareté des fêtes de petite taille en dehors des deux ou trois teknivals organisés avec le soutien du ministère de l’Intérieur. Les technoïdes n’ont pas été nombreux à manifester contre l’amendement Mariani pendant l’été 2002, devant l’Hôtel de Ville de Paris et sur le parvis de la BNF. La mobilisation est faible pour prendre la parole dans la rue, alors qu’un petit nombre de personnes peut réunir plus de 50 000 personnes dans un champ par une infoline. Lionel Pourtaud avance que la free party innove dans la reconnaissance d’un mouvement jeune non structuré qui refuse la télé-réalité et lui préfèrela « communauté sonore » des murs d’enceintes crachant hard techno et hardcore. Mais la politisationdu danseur de free party est peut-être un mythe, il concrétise rarement sa participation à la fête par une appartenance politique ou même associative. Aujourd’hui les acteurs de la free party connaissent eux-mêmes une scission, comme la techno quelques années plutôt, entre les partisans d’une indépendance totale et ceux qui profitent de l’assistanat des pouvoirs publics. Sans compter la scission entre ceux qui veulent vivre de leur pratique artistique et ceux qui considèrent la fête comme un passe-temps du dimanche. Les teknivalsautorisés offrent des conditions idéales : on ne paye pas le terrain, ni aucune taxe et aucun salaire,la sécurité est assurée par les gendarmes, les WC et les points d’eau sont offerts par les services techniques préfectoraux. Ce système dérogatoire, validé par le Conseil d’État, qui déboute en mai 2004 l’association Technopol dans sa demande d’annulation du décret d’application créant le régime juridique des free parties, vivra le temps de la volonté politique nécessaire mais crée des inégalités énormes et place la « free » dans le champ de l’action sociale plutôt que culturelle [3].

Le temps de la musique engagée politiquement est révolu. Pour certains pionniers de la techno, la fête dite libre est morte. Ils rejettent désormais la « free » pour créer leur zone d’autonomie temporaire sans l’appui de l’État. De plus, la musique électronique ne saurait se résumer à la free, d’autres tendances musicales électroniques existent et proposent des fêtes d’autres manières. La trance, versant le plus psychédélique, voyage toute l’année autour de la planète et crée des Woodstock techno. La house, la jungle, le break beat, le hardcore et l’electronica vivent de leurs petites et grandes manifestations et participent activement à une variété musicale que le teknival ne connaît pas. Peut-être le temps de la raison est-il bientôt arrivé pour la techno ? Peut-être est-il temps de passer à autre chose ?

Notes

[1Global Tekno a été le nom d’une émission sur Radio FG, d’un livre écrit par Jean-Yves Leloup et Jean-Philippe Renoult, d’une série d’expositions et d’un festival,
entre 1995 et 2001.

[22. Les musiciens du groupe Autechre ont répondu au Criminal Justice Act par trois
morceaux non répétitifs sur « Anti E.P. », disque qui précise que les DJs doivent s’entourer d’un avocat et d’un musicologue pour pouvoir confirmer que la musique jouée n’est pas répétitive.

[33. Lire sur cette question les textes d’Etienne Racine, ethno-sociologue et auteur du Phénomène Techno (éditions Imago), qui publie régulièrement des points de vue dans Le Monde et Libération.