Vacarme 73 / cahier

feuilleton-carte 2

traversée des Balkans, deuxième partie

par

Déplacer la focale sur une région où le phénomène migratoire reste encore mé(mal)connu comparé à d’autres espaces au coeur de l’attention politique et médiatique. Replacer les Balkans dans le paysage migratoire mondial, les routes et les points nodaux qui le constituent. Situer la Bosnie-Herzégovine et ses lieux de passage dans ce recadrage global. Tels furent les objectifs du premier volet de ce feuilleton-carte (Vacarme 71).

Pour tenter de contrôler et d’endiguer les « flux » de ces migrants de « transit », il y a les politiques migratoires, objet de ce deuxième épisode. En Bosnie-Herzégovine, comme dans les autres pays des Balkans de l’Ouest, elles s’implantent dans le cadre de leur future adhésion à l’Union européenne, et plus particulièrement depuis que chacun d’entre eux a signé l’accord d’association et de stabilisation. Candidats officiels ou potentiels, tous sont des territoires-cibles de la délocalisation du contrôle migratoire impulsée et imposée par l’Union européenne.

Celui-ci se décline en de nombreux outils. Parmi les instruments phares, il y a les camps, véritables traductions spatiales d’un mode de gestion des migrations et de la vision sécuritaire qui l’accompagne. Hors la vue, éloignés des zones urbaines, difficilement accessibles pour les journalistes, chercheurs et citoyens, ils constituent la matérialisation d’une volonté politique claire : invisibiliser pour montrer que le phénomène migratoire est maitrisé.

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Post-scriptum

Lucie Bacon est doctorante en géographie (Laboratoire Migrinter, Université de Poitiers ; Laboratoire Telemme, Université d’Aix-Marseille). Ces données sont issues d’un premier terrain exploratoire dans le cadre de son Master 2 (février-mars 2014) ainsi que d’un terrain plus récent (mai-juin 2015) dans le cadre de ses travaux de thèse.