Vacarme 19 / processus

le « metteur humain » entretien avec Jacques Nolot

Comédien chez Jacques Demy, André Téchiné, Luc Moullet, Paul Vecchiali, Claire Denis, Danielle Dubroux, François Ozon, Romain Goupil, Jacques Nolot est l’auteur de textes - pas forcément des scénarii - profondément autobiographiques pour Claire Denis (La robe à cerceaux), André Téchiné (La Matiouette, J’embrasse pas), Paul Vecchiali (Le café des Jules). Après un court métrage, Manège, en 1986, il réalise son premier long métrage, L’arrière-pays, en 1998, récompensé dans de nombreux festivals. Alors qu’il vient de terminer La chatte à deux têtes (sortie à l’automne), nous avons eu envie de comprendre ce qui animait cette œuvre rare qui passe autant par la voix que par l’écriture et l’image. Le travail de Jacques Nolot a toujours été hanté par la question de l’intime, bien avant que cette catégorie ne devienne le mot Sésame d’une certaine création contemporaine, et sans jamais céder, ni à la désinvolture formelle, ni aux dérapages politiques que la référence à « l’intime » semblent parfois autoriser. Écrire pour soi, écrire pour les autres, filmer, être filmé, devant, derrière la caméra... Itinéraire forcément subjectif...

Quand vous arrivez à Paris, c’est pour être comédien ?

J’arrive à Paris à dix-sept ans et pour vivre vends des légumes chez Félix Potin boulevard Malesherbes et au départ... je suis surtout un peu ringard... Mais je possède une certaine vivacité, une acuité qui me rendent malin. Comme beaucoup de jeunes garçons qui arrivent de province et pensent que ça arrive facilement, j’ai envie de devenir vedette. D’abord j’ai rencontré une femme - qui apparaît sous les traits d’Hélène Vincent dans J’embrasse pas - qui était infirmière. Avec elle j’ai découvert la sexualité mais aussi la possession. Elle m’a aidé à me donner une apparence de savoir vivre qui m’a permis de faire « moins campagne ». À 19 ans, je m’inscris dans un mauvais cours d’art dramatique, mais il me faut en passer par là pour comprendre que je ne suis pas comédien dans l’âme. Pourtant, ce cours, ce fut mon lycée car je n’avais pas fait d’études. J’étais mal barré depuis que mes parents m’avaient dit que travailler ne servait à rien ! Après je n’avais plus le choix, c’était le légume ou le théâtre.

Dans ce cours, on étudiait Roussin, Achard... tout ce que j’ai détesté plus tard. Heureusement je suis entré au cours de Tania Balachova. Là, j’ai travaillé selon la méthode Stanislavski et découvert des auteurs comme O’Neill, Tchekov, Strindberg... enfin je me suis senti bien. C’est dans ce cours que j’ai rencontré mon meilleur ami Didier Flamand, puis peu après Roland Barthes par qui j’ai connu André Téchiné. Je téléphonais à Roland en lui demandant : « Pascal tu connais ? Alain tu connais ? » C’est tout juste si je ne lui demandais pas « Shakespeare tu connais ? » Ça le faisait beaucoup rire.

À côté de l’interprétation, vous commencez à écrire, des textes, des pièces qui seront adaptés au cinéma par d’autres - des amis comme Claire Denis ou André Téchiné. Ces textes sont profondément autobiographiques...

D’abord je n’écris pas pour les autres, mais ce que j’écris intéresse parfois les autres... Je ne vois pas l’intérêt d’écrire si je ne suis pas concerné par le sujet, je dirais même rongé par lui. C’est un peu un cliché mais je ne cherche pas de sujet, ce sont les sujets qui s’imposent à moi. J’ai un mal de vivre qui me convient, que je recherche même pour me propulser dans l’écriture. Je me retrouve alors avec une histoire qui me ronge tellement que je suis obligé de dormir avec un cahier. Dans la rue, en voiture, j’ai toujours un papier et un crayon. Je ne construis pas, je me lance. Quelqu’un, l’autre jour, m’a dit : « Il me reste 21 pages à écrire... » Je me demande comment on peut dire ça.

Quand on me dit que j’ai de la chance de pouvoir écrire, je me demande si c’est vraiment une chance. En tous cas, c’est l’élément de mon parcours artistique que je privilégie le plus. Avec le recul, je me demande même si je ne mène pas ma vie en fonction de l’écriture, si je ne me place pas dans des pièges de rencontres ou des provocations de dialogues avec des gens croisés dans la rue... pas avec des intellectuels qui ne me propulsent pas vers l’écriture. Si je devais faire un bilan, je suis plus en accord avec l’écriture qu’avec le jeu d’acteur et la mise en scène...

Quand vous écrivez, voyez-vous d’abord un cadre, un synopsis ou immédiatement des dialogues ?

Chaque écriture est propulsée par une rencontre, un divorce, une disparition, quelque chose de fort. En général, j’ai le début et la fin, le plus souvent il s’agit d’une arrivée et d’un départ. Ensuite j’improvise. J’écris vers quatre heures du matin quand je me réveille angoissé. Ce sont des moments fabuleux où on ne voit pas le temps passer. Il m’est arrivé d’écrire douze heures d’affilée, mais en général cela dure quatre ou cinq heures. Hervé Guibert disait : « La plume m’échappe. » Moi ce n’est pas la plume qui m’échappe, c’est mon écriture qui n’est plus la même. Je deviens spectateur de ma propre écriture, tout d’un coup j’analyse... je veux bien faire, je deviens intelligent... alors j’arrête.

Les moments que vous racontez - votre découverte de l’homosexualité, la mort de votre mère - sont des moments très intimes de votre vie... Y a-t-il des faits que vous ne pourriez ni écrire, ni filmer ?

La robe à cerceaux tourné par Claire Denis est un monologue de trente pages écrit en une nuit - mais j’ai peut-être mis trente nuits pour trouver cette nuit-là. La petite fille du monologue, c’est moi bien sûr. Je me suis souvenu de mon grand-père bossu, avec une cape, me portant sur les épaules... Je me prenais pour un moulin à vent ! Cette histoire entre un vieil homme et une petite-fille est probablement née parce que, de manière inconsciente, je comprenais qu’enfant il avait été le seul homme qui m’avait vraiment aimé. Il y a toujours beaucoup de références affectives quand j’écris une histoire. Le café des Jules, histoire de machos qui violent une fille parce qu’elle couche avec des Arabes, s’inspire aussi d’ambiances venues de l’enfance. La Matiouette tourné par Téchiné est une histoire écrite pour le théâtre [1]. C’est parti d’improvisations autour du salon de coiffure que tenait mon père. Ensuite il y a J’embrasse pas qui raconte mon départ du sud-ouest pour Paris à dix-sept ans. L’arrière-pays, c’est le retour dans ce même village au moment de l’agonie et de la mort de ma mère. La chatte à deux têtes n’est pas autant autobiographique que les autres mais me coûte plus cher parce que je parle de sexualité, de fantasmes, de frustrations, de refoulements...

Ces histoires fonctionnent selon des principes d’aller-retour. Un départ, J’embrasse pas, un premier retour, La Matiouette, un deuxième retour L’arrière-pays. Et peut-être que La chatte à deux têtes existe parce qu’en tournant L’arrière-pays, je me demandais ce que pouvait bien faire ce type à Paris, quelle vie il menait.

Pour revenir à la question, à savoir s’il y a des choses intimes que je ne pourrais pas raconter, franchement, non. Rien ne me gêne. Je suis peut-être complètement égocentrique. Le tout est de savoir si on a le droit ou l’intelligence de raconter ce qu’on a envie de raconter sans être complaisant, sans tomber dans la sensiblerie... ce que pensent les autres m’est complètement égal... Si j’y crois, on me suivra...

Vous faites lire vos textes ?

Moins maintenant, mais à des amis proches comme Téchiné, Claire Denis et quelques autres... Je ne suis pas forcément leurs conseils mais il est important d’écouter tout le monde, même les gens qui ne sont pas du métier. André me l’a reproché un jour, me disant : « Arrête de parler tout le temps de tes scènes, on en a rien à foutre, tu me rappelles Jean Eustache qui racontait tous ses dialogues. »(rires) Je l’ai pris pour un compliment... et puis c’est une façon de travailler...

Quelles relations entretenez-vous avec les films inspirés de vos histoires ? Avez-vous parfois le sentiment d’avoir été trahi ?

Pour J’embrasse pas, André a changé beaucoup de choses et je crois qu’il a eu raison. Je trouve même navrant qu’un metteur en scène ne s’approprie pas un scénario selon ses propres désirs, son fonctionnement, sa propre vision du sujet. Ma version de l’histoire qui s’appelait Le premier pas était un scénario plus « ghettoïsé » si j’ose dire. C’était plus quelqu’un qui se découvrait homosexuel. Le personnage joué par Emmanuelle Béart n’existait pas et c’était le personnage interprété par Manuel Blanc qui se faisait « maquer » par un proxénète. Téchiné a eu besoin pour des raisons de croyance et de public de « déghettoïser » l’histoire. L’ambiguïté de l’hétérosexualité correspond à ses préoccupations... Finalement j’étais très content qu’il le tourne...

Il a parlé de l’homosexualité d’une manière différente que vous ne l’auriez fait ?

Oui parce qu’il est assez pudique, qu’il n’est pas aussi égocentrique, narcissique que moi. Il parle de lui différemment, avec plus de distance... Cela dit, il s’expose beaucoup dans Les roseaux sauvages.

L’analyse intervient-elle dans votre travail ? Cela vous aide-t-il dans l’écriture ?

Je n’avais aucune conscience de mon inconscient à mes débuts. C’est après que c’est venu... J’étais très ami avec un garçon qui s’appelait François Braunschweig dont le neveu Stéphane dirige aujourd’hui le TNS. C’est drôle... Sa mère qui était psychanalyste était contente que François connaisse un garçon sain arrivant de la campagne. Un jour, je lui ai téléphoné pour demander si elle pouvait m’orienter vers un analyste. Elle a répondu : « Comment, vous ? » Avec le recul, je trouve ça assez gonflé de m’avoir dit ça. Elle n’en revenait pas que ce garçon naturel, heureux dans ses légumes, lui demande ça. Mais j’avais commencé à penser...

Aujourd’hui, je me pose toujours des questions sur le résultat analytique. Je pense que c’est positif au plan de l’écriture, que c’est même très important. Dans ma relation à moi-même, c’est assez positif : de soi à soi et dans le regard porté aux autres, l’écoute est plus forte. Mais pour le comédien, je me demande si cela ne m’a pas fragilisé un peu. Même si cela me sert car aujourd’hui je suis choisi pour cette fragilité. Je ne suis pas un acteur qui peut tout faire... je suis simplement un acteur différent des autres... plus un personnage qu’un acteur. Il y a un critique des Cahiers du cinéma qui a écrit que j’ai un jeu bressonien et quand on dit que je suis un acteur rare, je suis plutôt content. Quand je me vois, je me sens toujours un peu à côté. Mais je préfère entre guillemets ce côté pas convenu, j’en suis finalement assez heureux...

L’arrière pays, vous ne l’écrivez pour personne, mais vous ne pensez pas le tourner non plus ?

Il y a eu la mort de ma mère, puis celle de mon père et ce furent deux moments très beaux. C’est au moment de la disparition de ma mère que j’ai renoué avec mon village après dix ans d’absence... J’y ai passé deux mois mais cette fois j’avais une vraie raison d’être là. Je me suis occupé de ma mère et j’ai assisté à son agonie, ce qui m’a inspiré le besoin d’écrire un roman. Ce roman, très mauvais, a servi de base au scénario et je pensais que Claire Denis pourrait le mettre en scène. Mais elle avait beaucoup de projets, alors j’ai fini par le réaliser... L’écriture a été une énorme angoisse... Et la décision de le tourner chez moi fut difficile à prendre. J’y suis allé une première fois avec Agnès Godard, la chef opératrice, pour lui montrer le village, pour savoir si je ne me trompais pas de lieu. Agnès aimait ce village sur un plan cinématographique mais je continuais à me dire que je n’aurais pas le courage de tourner là parce que cela remuait trop de choses... Après une nuit sans sommeil, je me suis dit que ce malaise était un plus. Trois mois avant le tournage, j’ai commencé le casting dans les cafés et je retrouvais tous les habitants qui m’avaient connu enfant. C’était à la fois très dur et sublime. J’ai approché ces gens petit à petit, je les ai amenés vers moi pour recréer une famille... Ça a été une expérience fabuleuse...

Il s’agissait de personnes qui connaissaient très bien votre famille ?

Qui connaissaient toute l’histoire de ma famille... Ils étaient très choqués que je raconte tout ça. Il y avait une phrase qui revenait tout le temps : « Mais pourquoi tu racontes ça ? » Ce fut l’occasion de révélations : « Mais tu sais ta mère n’a pas fait que cela, elle a aussi fait ça et ça... » J’en apprenais des vertes et des pas mûres. Mais c’était fort.

Pendant les répétitions, je les appelais Papa, Maman... Au cours du tournage, je ne disais jamais moteur, je leur parlais de tout et de rien et puis un assistant disait « moteur »... je crois qu’ils ne se sont pas rendus compte qu’ils tournaient... J’ai travaillé avec beaucoup d’amour... Ils étaient complices... ils riaient quand je me trompais - ce que je faisais en fait exprès pour les mettre en confiance... pour eux j’étais « le professionnel qui se trompait ».

Concernant la part autobiographique de cette histoire, j’avais la distance nécessaire sur le sujet parce que tous mes malaises - j’étais vraiment mal - servaient le personnage. J’étais conscient de mes difficultés d’acteur, de mes névroses... Donc j’étais spectateur du sujet, c’était Jacques Nolot qui les regardait mais en même temps comme je jouais mon propre rôle, ça me servait sur mes silences... C’est aussi pour cela que je me suis filmé de dos parce que je savais qu’en tant que spectateur on comprendrait très vite que c’était autobiographique... que j’étais spectateur de ma propre histoire.

Vous êtes réconcilié avec votre village ?

Je croyais... mais pas du tout. Quand je suis tombé très malade et que j’ai pensé mourir, je me disais : tu n’es pas arrivé à les aimer... C’est de l’ordre de la haine/passion... Mais je continue à ne pas m’y sentir bien du tout... Je m’y sens regardé, observé, jugé, tantôt ringard, tantôt vedette... C’est assez gonflé d’avoir fait ce film chez moi mais je ne m’en suis pas rendu compte.

Venons-en à La chatte à deux têtes, votre deuxième long métrage, vous dites qu’il est moins autobiographique...

Pour revenir à cette question, je me rends compte que je m’approprie les histoires des autres et qu’arrive un moment où je ne sais plus ce qui est à moi ou non. Par exemple, Manège, mon premier court métrage, histoire d’un militaire qui drague des travestis la nuit au bois de Boulogne, constitue en quelques sortes la prémisse de La chatte à deux têtes. En fait j’avais écrit cette histoire en réaction à Tenue de soirée de Bertrand Blier. Je crois avoir compris que quand Michel Blanc couche avec Depardieu, il ne couche plus avec Miou Miou. Comme si parce qu’on couchait avec un homme, on ne couchait plus avec une femme. C’est parti de là et je l’ai écrit par provocation. Mais d’obtenir l’avance du CNC m’a obligé à le tourner !

Dans quelles circonstances écrivez-vous La Chatte à deux têtes ? Aviez-vous décidé de le tourner vous-même ?

Au départ ce devait être une nouvelle, une Lettre à Saïd, mon fils adoptif, une lettre qu’on écrit à un ami disparu pour se délivrer de ses propres angoisses, de ses propres souffrances... Puis j’ai pensé à une adaptation théâtrale dont j’ai parlé à Jean-Michel Ribes. Mais vue la difficulté - réunir soixante figurants de nationalités différentes chaque soir dans une salle de cinéma porno - on a laissé tomber. J’ai lu des extraits de cette pièce à Pauline Duhault, la productrice du Café de la plage de Benoît Graffin dont j’étais l’interprète. C’est elle qui a proposé d’en faire un film. Mais c’était trop court, cela faisait à peine une heure et pour moi c’était comme un tableau fini... je ne pouvais rien écrire de plus... En cours de tournage, j’ai improvisé des scènes et le film a atteint la durée d’un long métrage.

Plusieurs sources ont nourri cette histoire. Il y a d’abord le souvenir de Saïd. Il y a aussi des questions liées à l’âge, aux désirs, aux frustrations, à mes amertumes... Je suis fasciné par les homosexuels qui se travestissent de façon grossière et de constater à quel point cette apparence de féminité leur permet d’avoir accès à des hommes hétérosexuels de toutes nationalités qui ont besoin de cette « féminité » pour assumer leur propre ambiguïté. C’est une histoire d’amour à trois, entre un homme d’une cinquantaine d’années que j’interprète, un jeune projectionniste qui arrive du Sud-Ouest et la caissière d’un cinéma porno. Je parle beaucoup de sexe... Peut-être que certains seront choqués... En tous cas, je pense que ça ne laissera personne indifférent...

La pornographie c’est quelque chose qui vous intéresse ?

Pas du tout. Le cinéma pornographique ne m’intéresse que comme piège aux refoulements, aux fantasmes... Si on veut aller vers une catégorie d’hommes auxquels on n’a pas accès, il y a quatre solutions : une copine complice, le travestissement, l’argent et la pornographie... Quand on les paie, ils ont la conscience tranquille, et devant un film porno, ils ont aussi la conscience tranquille car c’est le porno hétérosexuel qui les excite et pas vous. Je les appelle les « rectums fragiles »...

Au côté de comédiens professionnels - Vittoria Scognamiglio, Olivier Torres, vous - vous faites de nouveau appel à des non-professionnels...

Le casting de La chatte à deux têtes a été l’occasion de rencontres formidables grâce au directeur de casting Jacques Grant. J’avais l’impression d’être un psy face à des gens qui avaient peur, étaient choqués par le sujet, et demandaient l’autorisation à leurs femmes, qui disaient parfois oui, parfois non. J’ai parlé avec deux cents personnes, l’une après l’autre, pour parvenir à un casting fabuleux. Certains m’ont téléphoné après le tournage pour me remercier de leur avoir permis de découvrir un univers auquel ils n’avaient pas accès ou à propos duquel ils avaient un jugement très dur.

Et vous diriger, est-ce difficile ?

Quand je suis metteur en scène, je me fais beaucoup plus confiance que lorsque je tourne sous la direction des autres. Peut-être que sur ce film, j’ai été moins vigilant avec moi parce que le rôle est très particulier. Ai-je manqué de recul ? Je suis arrivé sur le plateau épuisé comme le personnage que j’interprète... Cela a été beaucoup plus dur que L’arrière pays, je me suis beaucoup plus exposé. Je n’ai pratiquement pas dormi et bouffé pendant un mois. Un enfer jouissif... J’ai l’impression d’un premier film... C’est un film de « metteur humain » plus que de metteur en scène...

Filmograhie

Réalisateur

  • Manège (1986)
  • L’arrière-pays (1999) La chatte à deux têtes (2002)

Scénariste

  • La robe à cerceaux (1993)
  • La Matiouette ou L’arrière-pays (1983)
  • Le café des Jules (1989)
  • J’embrasse pas (1991)

Acteur (entre autres)

  • Hôtel des Amériques (1981)
  • La Matiouette (1983)
  • Rosa la rose fille publique (1986)
  • Le lieu du crime (1986)
  • Les innocents (1987)
  • La comédie du travail (1987)
  • Trois places pour le 26 (1988)
  • Le Café des Jules (1989)
  • Après après-demain (1990)
  • Border Line (1992)
  • Ma saison préférée (1993)
  • J’ai pas sommeil (1994)
  • Les roseaux sauvages (1994)
  • Oublie moi (1995)
  • Le journal du séducteur (1996)
  • À mort la mort (1999)
  • Sous le sable (2000)
  • Café de la plage (2001)
  • Les amants du Nil (2002)

Notes

[1Jacques Nolot interprétera La Matiouette au théâtre du Rond-Point en janvier 2003