Vacarme 06 / résister, inventer, produire

« voir comme on ne voit jamais »

dialogue entre Pierre Bourdieu et Toni Morrison

Figure puissante de la littérature américaine contemporaine, Toni Morrison compose, livre après livre, une œuvre polyphonique, portée par les passions, les voix, les rythmes de ceux que l’on opprime [1]. Une oeuvre dont on pressent sans mal qu’elle intéresse la sociologie de Pierre Bourdieu, mais à quel titre, exactement ? Pour ses affinités ou pour sa distance avec le savoir sociologique ? Parce qu’elle reflète une condition sociale, ou parce qu’elle s’en affranchit ? Comme invention littéraire ou comme intervention politique ? L’entretien qui suit permettra d’en juger. Il a eu lieu à Paris, le 22 octobre 1994.

[…]

L'intégralité de cet article est disponible dans le numéro actuellement en vente en librairies ou sur commande.

Remerciements à Didier Eribon.

Lire aussi :
- à contre-pente, entretien avec Pierre Bourdieu, Vacarme n°14, hiver 2000 ;
- Pierre Bourdieu / post scriptum, par Philippe Mangeot.

[1] C’est son roman Beloved qui a fait connaître Toni Morrison en France. Elle fut lauréate du prix Nobel de litérature en 1993. Quelques titres traduits en français : Beloved, Tar Baby, La chanson de Salomon, Sula, Playing in the dark, L’œil le plus bleu. Ces titres sont disponibles dans la collection 10/18.