quatre solutions un peu courtes pour comprendre le conflit israélo-palestinien

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La gauche française, et plus encore l’extrême-gauche, adore le conflit israélo-palestinien. Elle s’y reconnaît, elle s’y déchire, elle s’y complexifie. Dans tous les cas, elle s’y engage. Du côté palestinien, pour la plupart, et la Palestine apparaît même alors comme la dernière cause et la dernière fidélité, à l’instar de Cuba pour les communistes. Du côté israélien aussi, parfois, pour les derniers sartriens ou pour les derniers traumatisés de la Shoah, et Israël apparaît alors comme la dernière bouée de sauvetage après le renoncement à tout ce à quoi on a un jour cru. Du côté de personne encore, pour les déçus des peuples, et c’est là encore une forme d’engagement, sans doute aujourd’hui majoritaire. Maintenant, un tel engagement ne laisse pas de paraître contradictoire, au moins chez les intellectuels français. Il se relégitime sans cesse par la richesse et la complexité de la situation, et il exige simultanément des jugements simples et tranchés. Il s’y projette soi-même et s’en dédit. Il s’y exotise à l’inverse mais pour prétendre, en fin de compte, le surplomber mieux.

Cela se comprend sans doute de plusieurs points de vue. Face à un tel conflit, comprendre l’un c’est inévitablement condamner l’autre. Et puis, il y a trop d’affects en jeu, trop d’amour, de haine ou de compassion, pour être longtemps neutre, pour supporter de demeurer trop longtemps dans la complexité trouble. Et puis encore, c’est un peu le propre de la plupart des militants de la « politique-qui-ne-sert-à-rien » chez soi que de ne pas la supporter en politique étrangère. À l’intérieur, c’est toujours bonnet blanc et blanc bonnet au niveau des partis et des camps, mais à l’extérieur il y a toujours un coupable évident et une victime expiatoire à ce même niveau. Et on ne fait pas alors dans le détail. En première et en dernière instance, ce sont « les » Israéliens ou « les » Palestiniens, Arafat ou Barak, au mieux le camp de la paix ou le camp de la guerre, mais ça ne vaut guère mieux.

À tous ceux-là (c’est-à-dire d’abord à moi-même, à tout le monde), j’aimerais donc proposer (ou simplement rappeler) un certain nombre de positions ou de solutions, assez univoques et claires pour en être satisfaits, assez simples aussi pour totalement mécomprendre la situation réelle. On voit bien où est l’enjeu d’une telle ironique proposition : on ne peut pas ne pas trancher et ne pas prendre parti face à un tel conflit - c’est son exigence intellectuelle et affective -, mais si seulement cela pouvait venir le plus tard possible et plus encore « malgré tout ».

J’aime l’obligation d’engagement de la gauche française, mais elle manque encore cruellement de cette précieuse intuition nietzschéenne du « malgré », au sens où « tout ce qui est décisif ne naît que malgré ». Et pourtant si un conflit peut nous apprendre cette intuition, c’est bien le conflit israélo-palestinien. Vu depuis Israël, évidemment. Et encore : si évidemment que cela ?

1. La solution du droit et de la justice

C’est là la solution la plus commune : il y aurait une légitimité de principe à la position palestinienne ou à la position israélienne. Sous quatre formes, au moins. Soit la légitimité du droit international, soit la légitimité du cœur (ou légitimité morale), soit la légitimité historique, soit la légitimité du fait. Mais, comment ne pas reconnaître alors, non seulement l’extrême ambiguïté de chaque forme particulière de légitimation, mais encore l’abîme même de la notion de légitimité à laquelle conduit leur mutuelle intrication ?

Du point de vue du droit international, il y a en effet débat autour des versions française et anglaise de la résolution 242 des Nations Unies. La première exige l’évacuation des territoires, donc de tous les territoires au-delà de la ligne verte de 1967, tandis que la seconde exige l’évacuation de territoires (« from territories »), donc sous-entend une négociation préalable sur les frontières exactes des territoires qui doivent être évacuées, ce qui légitime d’avance la volonté israélienne de ne rendre ces territoires qu’au terme d’une négociation et non tout de suite, comme l’exige toute révolte. À rebours, la résolution 181 stipule que le problème des réfugiés devra être réglé par un droit au retour sur leur terre, ou par aide à l’installation ailleurs, ou par compensation financière. Quel est le sens de ce « ou » ? Exclusif ou non-exclusif ? C’est indécidable : à cette aune, le refus israélien d’entendre parler de la question semblera tout aussi illégitime que la revendication palestinienne d’un droit au retour pour tous les réfugiés palestiniens. Bref, le sens du droit n’est jamais totalement extérieur à l’histoire, et le droit international est toujours moins clair qu’on ne le souhaiterait quand on veut le faire servir unilatéralement à sa propre cause.

Plus fortement, du point de vue de la justice du cœur, on se trouve confronté à deux formes de légitimité parfaitement incompatibles, et parfaitement indécidables - pain béni pour toutes les consciences malheureuses. D’un côté, le conflit israélo-palestinien est en effet un conflit d’occupation, avec d’une part une puissance occupante, dotée de l’une des plus fortes armées du monde et du soutien économique et diplomatique des États-Unis, et d’autre part une puissance occupée, sans armée organisée, et subissant au quotidien expulsions, humiliations, répression, toutes les souffrances liées à toute situation d’occupation, bien que de manière autrement plus modérée qu’au Vietnam ou en Algérie (voir les rapports fort durs mais non totalement accablants de Btselem, ONG israélienne des droits de l’homme, sur la question), ce qui ne l’excuse en rien. Mais d’un autre côté, cette puissance occupante est une réponse à vingt siècles d’antisémitisme en Occident qui culminent avec la Shoah, et elle se trouve entourée depuis plus de cinquante ans par une population arabe dix fois plus nombreuse qui jure sa haine et sa volonté de destruction à chaque nouveau conflit. Un éléphant que hait une souris est en danger, disait Hugo. Les Israé-liens le sentent et le subissent aussi, on ne peut pas non plus y être insensible.

Bien évidemment, d’un point de vue occidental. De la part des Palestiniens, il est parfaitement compréhensible et inattaquable de refuser de payer le prix du crime des autres et de compatir à la douleur et à la peur de ceux qui ont pris leur place depuis plus de cinquante ans. Et à cet égard, il est même indécent d’évoquer un quelconque antisémitisme (concept occidental), même quand ils leur arrivent de crier « Mort aux juifs ». Mais, de la part d’un occidental : qui peut se permettre de juger d’une telle réponse de la part des survivants de la Shoah ? Le vieil argument répété à l’envi, même instrumentalisé par Ben Gourion et l’État d’Israël, est tout de même solide comme un roc.

Du point de vue de la légitimité historique, l’égalité de force des arguments est encore plus abyssale. Histoire longue contre histoire longue, droit du sol contre droit du sol, mémoire contre mémoire. Les Palestiniens vivaient là depuis des siècles, les juifs y ont tous leurs symboles originels. Les Palestiniens n’étaient pas un peuple véritablement territorialisé jusqu’au mandat britannique, les juifs bien moins encore. Pour les Palestiniens, l’arrivée progressive des juifs d’Europe à partir des années 1930 ne pouvait signifier que « Mars attaque », un pur mouvement de colonisation sans aucun autre droit que l’argent et la force. Pour les Israéliens, l’engagement constant des Palestiniens dans le nationalisme pan-arabe ne pouvait et ne peut encore que les confirmer dans le sentiment de n’avoir pris qu’un « tout petit pays » dans l’immensité des terres arabes. Bref, Palestiniens et juifs sont deux peuples en voie de constitution réciproque, et dans de tels moments l’histoire n’a de légitimité qu’idéologique - elle sert d’abord à faire la guerre.

Enfin, la légitimité de fait est à la fois la plus sérieuse et la plus intolérable. La plus sérieuse, d’abord parce que nombre de théoriciens du droit n’hésitent pas à situer le droit de fait, c’est-à-dire le droit de coutume, à la source de tout droit : comment le comprendre autrement dans sa positivité ? Ensuite et surtout, parce que c’est la légitimité la plus humaine si l’on admet qu’après l’extermination pure et simple, les déportations et les déplacements de populations sont l’un des pires crimes commis à leur encontre.

Mais, simultanément, c’est aussi la légitimité la plus intolérable et la plus immédiatement récusable parce qu’elle justifie d’avance toute politique du fait accompli : celle de la colonisation israélienne depuis 1967, accélérée encore avec les accords d’Oslo (sans doute davantage par effets pervers et mauvaise foi que par volonté délibérée) ; celle, aussi bien, du maintien en grande partie instrumental des camps de réfugiés en Palestine et autour.

2. La solution sceptique

Un tel abîme de légitimités, sans dernier mot immanent, ne peut conduire récurrement qu’au plus renonçant des scepticismes. Soit sous sa forme raciste : tous des barbares à égalité, aucun n’étant capable de comprendre l’autre et de lui parler son langage. Soit sous sa forme de conscience malheureuse : c’est là un affrontement tragique et sans issue de légitimités antagoniques, loi du cœur contre loi du jour, Occident contre Orient, droit des gens (sécurité) contre droit des peuples (souveraineté). Or, il est certain qu’une telle solution est celle de presque tout le monde. On la retrouve à divers moments chez tous les protagonistes, même les plus convaincus (au moins en Israël). Tantôt sous cette seconde forme maladive et douloureuse, tantôt sous la première plus sereine et plus sotte. Dans les deux cas, on réouvre le flaubertien Dictionnaire des idées reçues. On y lit : « Hébreux : Est hébreu tout ce que l’on ne comprend pas. » Et on se contente d’y ajouter une nouvelle entrée apocryphe : « Palestiniens : voir Hébreux. »

Est-ce là pour autant simplement payer le prix de la complexité, le prix de savoir regarder le réel tel qu’il est ? Ou n’est-ce pas plutôt un renoncement à comprendre quoi que ce soit ? Le prix de l’éternelle bêtise (c’est-à-dire d’abord la sienne propre) ? Parce que sur chaque question particulière, il n’y a peut-être jamais en vérité stricte égalité des arguments. La triple revendication des Palestiniens (un État réellement souverain ayant une continuité territoriale, une part de souveraineté sur Jérusalem et un certain droit au retour des réfugiés en Israël même, fut-il âprement négocié et fortement limité) me semble absolument légitime, d’une légitimité sans contrepartie. À rebours, la triple revendication israélienne de ne pas pouvoir accepter tous les réfugiés sur son sol, de garder une certaine forme de souveraineté ou de contrôle sur le Kotel et le Mont du Temple, et de ne pas pouvoir rendre toute la Cisjordanie au nom de sa sécurité (quitte à donner une compensation territoriale dans le Néguev ou en Galilée) me semble relever tout autant d’une légitimité indiscutable. Or, il est certain, tout le monde l’a rappelé, qu’avant l’élection de Sharon les négociateurs israéliens et palestiniens étaient très proches une telle réconciliation historique qui mettrait à bas tout scepticisme par le fait.

Dans cette perspective, il semble clair que la position sceptique (pessimiste ou indifférente) est peut-être bien moins le fruit de la complexité du réel que de la seule impatience des protagonistes. Le conflit israélo-palestinien est n’est pas une question sans réponse, une tragédie sans espoir. Et à cet aune, sur chaque question concrète, on doit pouvoir légitimement trancher pour l’un ou l’autre camp. Bien qu’en fonction de différentes optiques. Du point de vue des ultimes concessions de Barak par exemple, on peut ainsi reconnaître que l’Intifada Al-Aqsa était une coûteuse mais bonne stratégie, qui a fait avancer les choses. Dans la perspective de l’élection de Sharon au contraire, on dira que c’était une folle et suicidaire stratégie et que c’est la responsabilité des Palestiniens. Ou à l’inverse, que Barak sans majorité et sans avenir ne faisait que négocier imaginairement au nom d’Israël, que l’opinion ne l’a pas suivi, et donc que la responsabilité première revient aux Israéliens. Mais peu importe ici. L’important est qu’il est possible là encore, en droit comme en fait, et quelle que soit la complexité, de prendre parti.

Maintenant, Sharon n’en est pas moins élu. Et une telle prise de parti devient à son tour dérisoire, tant elle ne concerne plus l’avenir, mais le passé, et ne permet déjà plus de juguler la nouvelle vague de désespoir qui s’annonce. Alors, pointe une nouvelle solution pour échapper à une énième retombée dans le scepticisme polymorphe : fuir à nouveau vers l’utopie, après dix ans de pragmatisme plus ou moins arrimé au réel.

3. La solution utopique

C’est là une solution classique au scepticisme. Comme son nom l’indique, cette solution est une fuite. Mais on y revient sans cesse. On connaît les deux formes classiques qu’elle a prises depuis trente ans : soit l’utopie révolutionnaire des années 1970, un seul État bi-national et entièrement laïc ; soit l’utopie bourgeoise d’Oslo, parvenir d’abord à une telle entente économique et culturelle et une telle confiance entre les deux peuples que les négociations finiront par triompher sur du velours. Et on comprend son attrait : quitte à être visionnaire, puisque l’impasse réelle d’aujourd’hui y oblige pour croire encore en la paix, autant l’être jusqu’au bout ; car ce sera toujours l’utopie et non le réalisme qui nourrira l’imagination politique. Mais un tel attrait ne peut pas tenir longtemps. Pour au moins deux raisons.

Premièrement, parce qu’une utopie n’a un peu de valeur qu’à se soutenir malgré tout d’un peu de réalité, c’est-à-dire à s’élaborer depuis la sincérité et la transparence d’un sentiment. Or, il n’y a rien de tel en Israël (ni peut-être en Palestine, mais peu importe). De fait, la plupart des tentatives de rencontres et de partages depuis 1993 se sont soldées soit par des fiascos, soit par des réussites sans aucune suite, notamment dans le domaine culturel où elles étaient pourtant subventionnées à coup de millions de dollars par de prodigues libéraux américains. Bernard Moralli, le colon professeur de théâtre : on avait un budget énorme pour monter des pièces conjointement avec des Palestiniens - échec sur toute la ligne, on a fini par truquer en utilisant nos étudiantes arabes israéliennes. Un ami cinéaste : j’ai travaillé avec des Palestiniens de Ramallah, des gens formidables, évidemment on ne se voit plus. Évidemment. Ce n’est peut-être qu’une semblance, mais tout de même il semble bien que le problème n’est pas de ne pas avoir su essayer, mais de n’avoir jamais eu le désir d’essayer vraiment, ou au moins de continuer. Or, nul ne peut juger en droit des désirs de l’autre, même les pires. C’est comme ça.

Plus fondamentalement, les idées d’État bi-national ou de paix fraternelle entre deux États ont essentiellement été forgées à des fins de stratégie locale (par le FPLP et l’extrême-gauche israélienne, puis par les bourgeoisies israélienne et palestinienne) et non pour elles-mêmes. Utopies ad hoc, utopies d’emblée exsangues, utopies qui tombent d’emblée et sans résistance devant la critique marxiste ou libérale la plus primitive : l’utopie comme simple représentation renversée de la réalité, comme simple instrument au service de finalités tout autres mais qui n’osent se dire (haine de soi, triomphe de l’économie libérale, etc.). Jusqu’au point où on finirait par croire qu’il n’y a que certains juifs et Palestiniens de la diaspora pour y avoir jamais cru.

La seconde raison fait suite à la première. De telles utopies sont très vite vaines parce qu’elles sont sans prise sur les utopies actuelles de la population israélienne : celle du grand Israël du côté de la droite, celle de ne plus entendre parler des arabes du côté de la gauche. Or, ces utopies, elles, sont bien réelles et bien vivaces, bien que tout autant utopiques. Or, il est tristement à parier que tant que demeurera aussi profondément ancré un tel désir d’enclave juive (grande ou restreinte) et de noli me tangere, quoi qu’on en pense en soi, aucune autre utopie alternative ne pourra avoir une quelconque efficacité sérieuse, même seulement stratégique. Il n’y a pas de place en Israël, au moins aujourd’hui, pour une utopie qui ne fasse pas fond sur l’utopie sioniste originelle.

4. La solution pragmatique, derechef

Mais alors, pour ne désespérer, on en reviendrait donc à la position pragmatique qui avait connu son heure de gloire avec Oslo ? Reprendre malgré tout les négociations, avec les mêmes, et avec encore un peu plus de défiance, de souffrance et de difficulté à pardonner ? Mais une telle solution est aujourd’hui asphyxiée et va montrer, sauf grande surprise, ses limites définitives avec l’élection triomphale de Sharon : présupposer comme sa condition cela même qu’elle est censée produire comme résultat, à savoir la confiance du camp d’en face. Ou pour le dire plus simplement : tout le pragmatisme de l’esprit d’Oslo consistait à postuler la paix (arrêt des violences et négociations) pour la faire. Mais on ne peut pas postuler la conduite d’un peuple en situation d’occupation, ni celle d’un peuple en proie au terrorisme. On ne fait que jouer aux dés, et sauf à aller très vite (ce qui est le contraire d’un pragmatisme prudent), le mauvais chiffre finit toujours par sortir.

Est-ce donc à dire qu’il n’y a pas de solution sérieuse à ce conflit, au moins pour aujourd’hui ? Que cette quadruple structure d’antinomie - celle-là même qui hante, et ruine, tous les pieux appels à la raison - n’a pas d’issue ? En un sens, oui, au moins à première et deuxième vue, et au moins à court terme. Maintenant, cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à faire, rien à penser, seulement à désespérer. Les périodes de blocage dans les critiques externes sont malgré tout les plus propices à un renouveau de la critique interne. Or, la gauche israélienne dans sa grande majorité en a aujourd’hui bien besoin, et pas seulement et peut-être même pas prioritairement la gauche parlementaire. Pour son silence depuis 1993, pour avoir cru que ce serait gagné à si bon compte et avoir oublié que la paix, une telle paix avec un peuple à jamais lié à son destin (par ses frontières, son histoire, sa structure économique, ses revendications), exigeait un peu plus qu’un lâche soulagement : toute une nouvelle définition de soi et de sa place dans la région, et un peu plus de respect de l’autre et de ses droits en lieu et place de ce que l’on prenait narcissiquement pour de la générosité.

Si l’élection de Sharon permet alors à la gauche israélienne de relancer un tel mouvement d’autocritique et de réévaluation interne du sens concret et pour soi de la paix, alors tout n’est peut-être pas à désespérer. Et tant pis, si cela prend du temps, et des morts, et des souffrances nouvelles. Qui sommes-nous et depuis quel lieu parler pour prétendre d’avance que ces morts et ces souffrances auront été absurdes et inutiles ? On ne peut donc conclure qu’une chose : si un nouveau processus de paix cette fois réussi doit voir le jour dans l’avenir, il est à parier que son moment pragmatique ne pourra être que son aboutissement et non son point de départ.

Tout serait ainsi à refaire. Et après ? Aidons comme on peut la gauche pacifiste israélienne à essayer de le refaire au lieu d’en désespérer soit en prétendant surplomber les deux camps, soit en se réduisant à mimer complaisamment et avec une parfaite mauvaise foi nombre de travaillistes à l’athéisme vacillant, sur le mode du « nous sommes maudits », « cette terre est maudite ».

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Publiée dans Vacarme 15, , pp. 109-112.