Vacarme 59 / cahier

A la croisée

par

Cette nouvelle est tirée de L’amateur d’oiseaux, de loin, à paraître aux Presses du Réel. Thalia Field enseigne à Brown University (Providence, États-Unis). Elle est l’auteure de plusieurs livres dont Ululu (Clown Shrapnel), Coffee House Press, 2007 et Point and Line, New Directions, 2000.

traduit de l’anglais par Abigail Lang

chapitre un

Toujours commencer par dire qu’il ne s’agit pas d’une histoire de « fantômes ». Aussi rassurantes et réconfortantes qu’étaient ces histoires, elles n’étaient drôles qu’un moment. Comme des religieuses assiégées par des poltergeists qui les « chatouillaient au point de les faire presque mourir » — c’est mignon ça. Ce fantôme à l’ancienne qu’on a fait exploser dans des eaux peu profondes perpétue une plaie de moments sans visages. Mais il ne s’agit pas ici d’une histoire de fantômes parce que les expériences commencent à montrer que les mauvaises morts ne restent pas cantonnées. Nous avons épuisé les romances à hanter les greniers. La rumeur est une vieille technique. La rumeur cantonnait les choses au niveau local. Ce n’est plus possible aujourd’hui.

chapitre un

Il y a des diètes de sommeil, de démence et des visitations de personnes venues d’un « au-delà » quelconque situé de l’autre côté de la rivière (autrefois nommée Léthé), une île ou le pays des Cimmériens. Il y a des diètes et des dieux, Morphée par exemple, jumeau de la mort, fils du sommeil et de la nuit, aux-frères-innombrables, qui arrive avec de vieux amis et des étrangers aux moments les plus imprévus. Avec ses frères entrelacé (notamment Phobetor et Phantasos), ils sèment en nous la confusion à l’aide d’animaux et de choses, de lumière et d’eau, de fumée et de vapeur ; sèment une telle confusion que nous perdons les animaux et les choses lorsqu’ils se corrompent, si bien que nous pensons n’être ni animaux ni choses.

Nous ne sommes pas endormis lorsque nous voyons ces êtres aimés, perdus comme ils le sont, ou comme nous le sommes, dans un monde en putréfaction. Nous ne sommes pas endormis parce que les morts nous rendent visite sans causer de confusion. La confusion implique une carte à suivre, une presque-mort d’îles et de territoires qui diffère de la peau de nos visages qui lorsqu’elle se décompose s’effrite en parties plus fines. Un océan de peau révèle la créativité informe des produits dérivés lorsqu’elle explose dans l’eau à quelques miles des côtes. À quel point différons-nous des choses qui sont mortes ? Morphée aux cheveux pourpres sème en nous la confusion lorsqu’il suscite la forme des personnes (comme le raconte Ovide), leurs gestes et leur intonation parfaite. Dans le sommeil elles donnent des conseils, ou des ordres. Le sommeil est le pont ténu que contrôlent ces frères ; ne laisser passer personne. Morphée, à la peau verte, singe à la perfection les paroles et les visages des personnes aimées et compense la perte par une dispersion radioactive ; perte qui déchaîne une énergie plus grande. Ainsi William Blake et son frère-fantôme, Robert, en haute mer par-delà les « menottes forgées par l’esprit », dérivant jusqu’à l’étendue d’acide qu’est l’esprit lavé par la vie, les images en relief, sans esclavage, sans roi. Comment, William Blake, illumineras-tu l’eau-forte, découverte dans la voix enrouée des morts ?

chapitre un

Figurez-vous l’isolement et la petite taille de l’île de Bikini, des enfants qui prennent leurs bagages à main et sont évacués — 167 âmes au total. Aujourd’hui l’île est consacrée à la plongée sous-marine avec ou sans combinaison. Cette peau, le cratère de Bravo, maintenant un trou à touristes. Vaporisée, l’île de Bikini est devenue un modèle attractif pour tester la sensibilité des biotopes, sujet décisif pour les études sur l’extinction. Depuis la fin de la guerre, je suis à la recherche de l’origine des biotopes insulaires, disséminés et in situ, et de la haine qu’ils suscitent depuis leur découverte. Qu’est-ce qui n’est pas rabougri et disharmonique dans ces cas, au point de faciliter la disparition de taxons reliques et de stimuler des radiations d’adaptation ? Jargon prétentieux. « Opération Crossroads ». L’éventail restreint et la taille réduite de la population enfantine, associés à la diversité limitée de ses défenses, la rendent particulièrement vulnérable à l’extinction, en grande partie par la perte de l’habitat et la fréquentation des cochons et des chiens. Je ne cherche pas à passer pour un esprit chagrin. Il se pourrait même que j’approuve ces touristes qui plongent pour voir l’épave du porte-avions dans le port de Bikini, à proximité de l’unique vaisseau amiral japonais, de deux sous-marins, d’un cuirassé, de deux contre-torpilleurs, et d’une frégate. Je fais partie des veinards qui ont gardé leur peau. Sur l’île, soixante-dix ans et des poussières se sont écoulés et la décontamination radiologique n’a toujours pas commencé. 56 des « enfants » de l’époque, déplacés sur d’autres îles, attendent de rentrer. Les experts veulent gratter la terre en surface et l’entasser dans le cratère de Bravo. Ou répandre du potassium en espérant que les plantes ne boiront pas le césium toxique qui imprègne encore profondément la surface. Il se peut que Bikini ne puisse plus jamais porter la vie.

chapitre un

Tenez-vous sur le pont entre poumon et matière, sur une barque manœuvrée par Charon, entre point mort et allumage. Bactérie, nous vous reconnaissons tandis que vous grouillez dans nos pensées, une boussole dans la tête qui mène au butin, au rouleau : Proverbes 8 : 27, Quand il disposait les cieux, j’étais là ; quand il ordonnait le cercle qui circonscrit la face de l’abîme… Ce cercle : l’homme dans son ignorance du monde qui s’entasse autour de lui, son expérience bornée au tourment et à l’extase, un grouillement qu’il définit en ignorant les bactéries alors même qu’elles évoluent sous sa langue. OK, ce n’est pas entièrement vrai : William Blake n’avait pas les moyens de savoir que des choses aussi petites que des bactéries ou des atomes pouvaient se faufiler au travers de barrières mortelles plus grandes qu’elles. William Blake n’arrivait pas à décider ce qui était pire : lire le rouleau et contempler la boussole, ou punir les pêchés et naviguer sans étoiles. Ou la troisième voie, se dissocier en parties transformées, renoncer à ces choix et devenir une divinité, une diète avariée, il n’y a que moi à manger et c’est tout, dit William Blake, saint hérétique. Proverbes 8 : 36, quiconque me hait chérit la mort. Dans la perte d’un frère vibre une frontière vert-jaune, « frère » glisse dans la boue fétide du rivage, une pièce de monnaie à la main. Nous perdons tous des frères entre nos doigts et les nuages. Des anges qu’il crut voir frémir dans un arbre devinrent des anges qu’ils connaissaissent. Ils vinrent de façon inexplicable et non-scientifique. Les racines imaginent un compost. Il n’y a d’autre philosophie dans le matériau qu’un matériau interminable. En d’autres termes, l’entropie est maintenue à un niveau bas parce qu’il y a autour de nous quelque chose qui prend en charge nos déchets. C’est plus qu’un jeu astucieux. Les frères morts fournissent une fine couche vulgaire qui porte la vie. Dans le radioactif, il y a une énergie infléchie dans la mauvaise direction, et de nouvelles pertes. Mais il existe une histoire qui fera revenir à nous les morts, ou donnera accès à la matière sombre entre les planètes, les pensées. L’atmosphère qui permet le voyage ou le transfert entre des masses en orbite. Les frères morts sont aussi communs que la mort. Et qu’y a-t-il à ne pas aimer dans la mort ?

chapitre un

Pour les enfants il était impossible d’attendre en restant enfant. Ils dormirent à bord, pour ainsi dire. À force de dériver, ils devinrent grands par croissance musculaire et de nouvelles formes osseuses. Si le système dispose d’un système plus vaste où puiser — et où excréter ses résidus — nous pouvons survivre à notre propre toxicité. Âges moyens et mûrs. D’autres îles juste assez proches pour distinguer l’information dans le bruit. Mais aimer la mort, dit-on aux enfants, c’est perdre son visage, son nom, sa grandeur. Aimer la mort c’est aimer tout ce qui a renoncé à la forme. Les îles voisines ont l’air semblables mais pas familières. S’il n’a pas de lieu pour vivre, faites-le sortir de la maison. Certains déchets coulent et refont surface — personne sur terre pour les aimer.

chapitre un

Fantôme : image à peine visible près de l’image visée, causée par des radiations qui ont suivi un chemin différent ou par des idées qui ont changé et se sont obscurcies. Fantôme : la corruption et la décomposition de l’imagination, continuant à tirer à toutes fins sa subsistance de la chair.

chapitre un

J’étais médecin quand je suis rentré de Bikini. Maintenant je ne suis plus qu’une surface pelliculée, contaminée par d’invisibles effets. Rien ne part, même en frottant. Les jeunes marins innocents firent de leur mieux pour me distraire tandis qu’ils se prélassaient, nageaient et jouaient sur les épaves déchiquetées des bateaux. Quelques mois plus tard, de retour chez eux, ils furent pris de panique lorsqu’ils découvrirent que la bonne vieille huile de coude était incapable de remplacer les produits de nettoyage inefficaces. Les polluants invisibles faisaient cliqueter de petits boîtes chaque fois que les spationautes s’approchaient de nous dans les hôpitaux ; ces pauvres garçons s’habillaient de pied en cap avec des combinaisons de plomb et craignaient de toucher ma poitrine nue sans gants. Personne n’oubliera comment ils ont aligné des centaines de vieux bateaux dans le port, encordés aux bastingages comme les moutons et les chèvres. À l’époque, j’étais médecin-major, mais voilà cinquante ans que je ne suis plus que le réceptacle de secrets qui paraissent incroyables à ceux qui me les confient. C’est stupéfiant à quel point ils sont bien gardés et se transmettent en silence, génération après génération. Nul appel à la soi-disant « loi naturelle » pour les visiteurs nébuleux qui tirent leurs étranges expériences de leur poche poitrine et s’empressent de les y fourrer à nouveau si vous toussez ou dites ne serait-ce que « Excusez-moi ? » D’abord une, puis plusieurs, maintenant neuf femmes en tailleur sur mesure ont sonné à ma porte ce mois de septembre. Une jeune femme m’a raconté qu’elle entendait la voix de son père mort lui expliquer le principe du vent et maintenant, chaque fois que je m’apprête à taper sa fiche, une bourrasque fait voler les papiers dans toute la pièce si bien que je n’ai toujours pas réussi à la remplir.

chapitre un

En 1950, on pouvait aller de Chicago à Vénus en 146 jours. Aujourd’hui, il faudrait moins de temps. Mais le trajet retour est plus compliqué, comme toujours. J’ai expliqué que Vénus se déplaçant à travers l’espace à une vitesse bien supérieure à celle de la Terre, une escale sur Vénus serait nécessaire pour le visiteur le temps que la Terre s’aligne à nouveau pour l’atterrissage. Dans la moindre de ses cellules, dans chacun de ses follicules, dans chaque goutte de salive, l’horloge de l’univers scande ses isotopes tandis que nous accomplissons nos demi-vies, à demi-endormis. Elle s’est un peu rapprochée lorsque j’ai mentionné cette Escale de 470 jours. Que se passe-t-il pendant ce temps ? a-t-elle demandé. Bien sûr, le cuivre contenu dans l’ADN humain, désormais en-dehors de son système habituel d’influence, est affecté par l’attraction terrestre. L’autre moitié de nos vies réapparaît. En rien une coïncidence, je lui murmure à l’oreille : sept métaux dans nos cellules, pour les sept jours, les sept péchés capitaux. Elle fait elle-même les calculs : le retour aurait pris 146 jours supplémentaires, ce qui aurait fait un total de 762 jours pour l’aller-retour. Peut-être découvrirez-vous comment vous y rendre en émettant une particule après l’autre ? J’évoque l’espèce de décomposition que connaissent les astronautes : la réduction accélérée et progressive des paramètres orbitaux (apogée et périgée) d’un vaisseau causée par la résistance atmosphérique. Rayon cosmique en rotation inverse. Oh, mais j’ai oublié de dire qu’il suffirait de 42 minutes aux messagers originaires de Vénus pour venir jusqu’ici et rentrer. Voilà le handicap.

chapitre un

7 janvier 1948. Le Courier de Louisville : UN F-51 ET SON PILOTE DISPARAISSENT EN POURCHASSANT UNE SOUCOUPE VOLANTE. Le Capitaine Thomas Mantell, vétéran du débarquement en Normandie, a trouvé la mort aujourd’hui en poursuivant une soucoupe volante ou la planète Vénus au-dessus de la base aérienne de Godman, près de Fort Knox. Deux autres avions dans la formation ont abandonné mais le capitaine Mantell est presque « monté au ciel » avant de s’écraser.

chapitre un

Combien faut-il de frères morts pour résoudre la mythologie ? Morphée (engendré par la Nuit et le Sommeil) préside à la manière dont le changement résiste aux fausses familles et pourtant les restaure. Il y a une raison pour laquelle les fantômes ne sont pas des vampires. Il faut aux vampires des formes changeantes et imbriquées. Les fantômes doivent parler par symboles, symptômes. Charon (demi-frère de Morphée) pilote les fins. Les fantômes pas plus que les vampires ne monteront à bord. Mon frère mort était mort lorsqu’il a tué un homme sur une plage en France. Il a tué l’homme et lui aussi est mort (plus tard) d’avoir contemplé le soleil. La mort du frère fait écho à la mort de notre père, ce qui permet à l’histoire de se doter de taches aveugles. J’ai vu mon frère mort lors d’un long séjour en Normandie. Il était rongé de remords dont il ne pouvait se défaire. Propulsé au premier plan, je changeai soudain de direction, cessai d’être un étudiant pitoyable pour devenir un médecin plein d’espoir, convaincu que je pourrai rechanger des enfants en enfants. Mais ils sont maintenant en exil sur leurs îles éparpillées, et ils n’ont plus de refuge, bien qu’ils soient des réfugiés. Dans le refuge, ils apprendront quelque chose de la souffrance et que seule une nouvelle classification du vivant leur rendra un lieu pour vivre. Il doit y avoir des plantes qui restaureront le sol de leur île. Réagir à la mort implique de nettoyer les toxines et, étonnamment, il y a des formes de vie qui accomplissent cela.

chapitre un

proverbe aérodynamique : Tout a une fin

sauf une soucoupe volante qui n’a ni début ni fin.

chapitre un

Treize années — j’ai presque chanté ces mots tandis que je froissais des papiers devant la fenêtre — Oui, William Blake, voilà un bon nombre. Epoussetant la couverture d’un opuscule, le premier que j’avais commencé il y a des années, j’ai cherché parmi les coupures qui y étaient glissées jusqu’à retrouver la photocopie d’une lettre écrite par William Blake à un ami à l’occasion d’un décès. Au rythme d’un cliquetis soutenu, j’ai lu ses mots : Voilà treize années j’ai perdu un frère et je m’entretiens avec son esprit chaque jour et chaque heure … j’écoute ses conseils … et ainsi de suite, je suis le compagnon des anges.

Figurez-vous un homme nu que l’extase tord en arrière tandis qu’il descend un escalier sombre, son corps musculeux en parfait état, le visage dissimulé. Une étoile à la trainée ardente zèbre l’image et pénètre le pied de l’homme au sommet. La comète, c’est Milton. C’est avec le pied droit que l’on pénètre le monde des esprits. Sur l’image est aussi imprimé un mot, un nom : « Robert ». William a dessiné son frère tel qu’il lui apparaissait sous sa forme spirituelle. Blake avait vu son frère mourir de la tuberculose. Ensemble ils avaient établi l’imprimerie, mais William trouvait le travail frustrant. Sans Robert, l’activité s’était mise à dépérir — jusqu’à ce que le fantôme de Robert rende visite à William et lui donne des formules pour de nouvelles encres et reliures, un nouveau procédé de gravure et de nouvelles techniques d’impression. Ces secrets changèrent tout ce que William faisait et relancèrent les affaires.

Normalement on creuse la plaque d’impression mais Robert conseilla à William de traiter les lignes en relief, de les faire ressortir, et de ne pas se soucier de la couleur. Ce sont les formes et les contours qui doivent être vigoureux. Les fantômes utilisent des symboles plutôt que le sang pour parler. William Blake avait toujours trouvé des fantômes en compagnie des arbres et des prairies. Il s’astreignait à travailler régulièrement à l’imprimerie aux heures ouvrables pour que les fantômes désireux de lui rendre visite puisse passer sans rendez-vous. Mais quelle preuve pouvait-il offrir aux scientifiques ? J’ai étudié la médecine mais je me remémore ce que William a écrit : Tout ce que le voyant voit il doit se contenter de le voir seul — il ne peut y avoir de témoin.

chapitre un

Pour William Blake, la plaque de cuivre était une grotte. La grotte était une planète, qui faisait reculer la surface apparente, et un animal humain décrivant l’orbite qui constitue la liberté d’une vie de peau. Quelle peau se consume et est infinie ? Le retrait est un vide. Poète et peintre, quelle peau fait toucher l’océan aux îles, l’agrégat des êtres créant des mondes à l’intérieur des êtres, nageant aveuglément les uns dans les autres ? Le retrait qui permet au texte et aux images de flotter ensemble. Qu’est-ce qui contamine et ne peut être tenu à distance de la barrière ? Qu’est-ce qui illumine le sang et l’esprit à la fois ? Morphée ne peut se tenir sur la terre ferme car la pelouse verte finit en sable et les mers lappent les algues qu’elles reprennent. Des créatures unicellulaires et des choses seulement à moitié-vivantes confondent les lois du bien et du mal. Elles font rage dans notre monde à outrance. Le palais de la sagesse est leur. Quelle vie est noire et putride ? Ce qui ne meurt pas ne peut secourir, ne peut se lover dans le rêve de la bactérie, où invention et destruction fusionnent. Dans les diètes éprises de mort, de petites formes barbotent dans la cuillère des carbones, font mûrir la planète. Certaines bactéries résistent à des taux de radiation mille fois supérieurs à ceux qui tuent les hommes et la plupart des animaux. Elle continuent à vivre comme des îles singulières, dans un habitat inondé, brûlant, gelé, prêtes à revenir.

chapitre un

Si c’était là une histoire de fantômes, mieux vaudrait prendre toutes les précautions. On croyait autrefois que le seul moyen d’enterrer les infâmes — meurtriers, païens, suicidés — était de le faire à la croisée des chemins. Mais il se peut aussi que porter les morts à un carrefour avant de les faire tourner comme dans un labyrinthe ou de les enterrer face contre terre (ou dans le mauvais sens) puis de rentrer chez soi par un chemin différent — tout ceci garantisse que le fantôme qui n’en avait pas fini avec vous ne puisse vous suivre et reprendre où il s’était arrêté.

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Publiée dans Vacarme 59, , pp. 85-99.